I. Jhid
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2^2 LV l'IllI.OSOl'IIIE PRATIQUIÎ DE KANT
selle de la nalurc, qui trouve dans la fmalité pratique son modèle et sa justification. « Il faut se représenter le monde comme résultant d'une idée, pour qu'il soit d'accord avec cet usage de la raison sans lequel nous nous conduirions nous-mêmes d'une manière indigne delà raison, je veux dire avec l'usage moral, lequel repose absolument sur l'idée du souverain bien * . » Voilà pourquoi les recherches sur la nature finissent par se diriger selon la forme d'un système des fins ; seulement cette élévation transcendantale de notre connaissance doit être tenue, non pour la cause, mais pour lelfet de la finalité pratique que nous impose la raison ; même elle se rapporte, en dernier lieu, (( à des principes qui doivent être indissolublement liés a priori à la possibilité interne des choses et par là aune théologie transcendantale, qui fait de l'idéal de la souveraine perfection ontologique un principe d'unité systématique, par lequel toutes choses sont liées selon des lois universelles et nécessaires, puisqu'elles ont toutes leur origine dans l'absolue nécessité d'un Etre premier unique ". » C'est donc par la notion de finalité, non par celle de liberté, que la doctrine pratique de la Méthodologie se lie à la doctrine transcendantale de la Dialectique.
Mais la théologie morale qui opère ce lien ne doit servir qu'à nous donner une idée plus complète de notre destination dans le monde ; c'est un motif moral qui la suscite, puisqu'elle cherche à exjDliquer l'obligation des lois morales cl la nécessité d'elfcts conformes à leur sens ; mais elle ne doit pas aller directement ou indirectement contre ce motif en subordonnant les lois morales, comme contingentes, à une volonté dont nous n'aurions en réalité aucune idée si nous ne nous l'étions pas représentée d'après elles. Les actions obligatoires ne sont pas telles parce qu'elles sont des commandements de Dieu : mais nous devons les regarder comme des commandements de Dieu jjarcequ'inté-