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d'imperfections, naturelles ' ou morales^, pour qu'on puisse conclure de là à la perfection et à la sagesse de la divinité : qu'enfin s'il existe un ordre universel, cet ordre n'exige pas nécessairement de principe au delà de la matière et est certainement compatible avec d'autres hypothèses que celles du théisme anthropomorphique '.
A la vérité, Kant trouvait dans sa pensée antérieure de quoi répondre à ces observations de Hume. Dans les Leçons sur la Métaphysique, il avait déjà défendu le théisme, tout en l'affranchissant de ses expressions dogmatiques ; il avait prévenu que l'on tomberait dans l'anthropomorphisme si l'on oubliait que les attributs transférés de l'homme à Dieu ne sont pas les mêmes chez Dieu et chez l'homme, mais seulement analogues'. Il avait donc marqué le caractère purement analogique du procédé par lequel on rattache le monde à Dieu comme à sa cause '. Dans Xa .Critique de la Raison pure, il avait donné plus de précision à ces remarques, en lesreliantà sa théorie sur la fonction régulatrice des idées de la raison. 11 avait donc repoussé d'une part cette espèce d'anthropomorphisme qui prétend déterminer par des attributs empruntés au monde donné, fut-ce le monde des êtres humains, ce qu'est en soi l'existence de Dieu: il avait réservé à la théologie transcendantale, à défaut de pouvoirs d'aiïirmation plus positifs, un droit de censure et d'épuration sur les concepts de Dieu définis par des éléments em-