‹ La philosophie pratique de KantChapitre 155 sur 361 · IH, p · texte numérisé non relu

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■2. V. diverses lettres de Hamann 'a llerdcr (Schrif/c/i, VI, p 078-37:5 ; Gildemcister, u/). ciL, III, p. I3 ; Otto IIofTmann, Herdcrs liriefe an JnJi. Ceoiii Ilfiniaiin, 1889, p. aOG) et à Scheirner (Gildemcistcr, III, p. 7, p. 35), relatées dans la notice dont Paul Menzer a fait suivre la GruiiiUegung dans l'édition de l'Académie de Berlin, IV, p. GaO-GaS, et complétées par des communications inédites dues à A. Warda.

3. Lettre inédite à Herdcr, du u8 mars 1785 ; communiquée par Warda à Menzcr. Ibid., p. 628.

FONDEMENTS DE L.V METAPHYSIQUE DES MœUUS 3oi

ajoutez-y ce motif principal, que même la morale, si elle doit, à son achèvement, pousser par-dessus elle jusqu'à la Religion, faute d'un travail préparatoire et d'une détermination sûre de cette première sorte, va s'embarrasser inévitablement dans des difficultés et des doutes, ou bien se perdre dans la chimère et l'exaltation visionnaire ' ». C'est donc à une exposition directe de sa morale que Kant songeait ; et ce n'est sans doute qu'incidemment qu'il y a mêlé dans sa pensée cette critique de Garve, dont la trace ne se laisse pas retrouver aisément dans son œuvre achevée ^ Faut-il maintenant, par cette première partie de sa morale, dont il parle à Mendelssohn, entendre simplement la première partie d'un livre destiné à développer entièrement sa doctrine, ou plutôt un livre indépendant, mais limité à une partie du système? Il n'est pas facile d'en décider. Tout ce qu'on peut supposer, d'après des indications de Kant^ c'est que le travail entrepris devait être primitivement plus compréhensif ou plus complet, qu'il a voulu être d'abord une Métaphysique des mœurs, puis tenté d'être une Critique delà Raison jDratique, qu'en devenant une Grundlegung, un exposé préliminaire, il a cherché d'une part à garder quelque chose de la a popularité » de la Métaphysique des mœurs ^, d'autre part, à aborder les inévitables problèmes dune Critique de la Raison pratique, sans s'engager encore à les examiner dans toute leur ampleur. Quoi qu'il en soit, il ne semble pas, du moins à première vue, que ces divers changements d'intention aient trop marqué dans l'ouvrage, même. « Dans ce livre, a pu dire Schopenhauer, nous trouvons le fondement, par suite l'essentiel de son Ethique, exposé avec une rigueur systé-

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