‹ La philosophie pratique de KantChapitre 19 sur 361 · TA PERSO>'>AI.ITE DE KA>Ï · texte numérisé non relu

TA PERSO>'>AI.ITE DE KA>Ï

(> susline et ahsline », érigé ainsi en principe, non plus seulement de la morale, mais encore de la médecine rationnelle'.

Ses biographes à l'envi ont vanté la joyeuse vivacité de son humeur'. Mais elle semble avoir été chez lui une acquisition de la a olonté bien plus qu'un don de la nature. Il a raconté lui-même comment, prédisposé à l'hypocondrie par sa constitution organique, il avait triomphé des images obsédantes qui lui représentaient démesurément son mal et substitué peu à peu à la versatilité inquiète de ses sensations le calme indilîérent et même la sérénité souriante de l'âme ^ C'est sans doute en souvenir de la lutte victorieusement soutenue contre son tempérament que dans ses Observations sur le sentiment du beau et du sublime, il a glorifié, en donnant à ce mot un sens quelque peu singulier, le mélancolique, c'est-à-dire comme il l'explique, 1 homme capable d'opposer avec succès aux multiples causes de variation et d'incertitude qui peuvent plus ou moins capricieusement l'alFecter la constance réfléchie de son jugement et de son caractère *. A un tel homme, remarquait-il, lamitié est un sentiment qui convient particulièrement. Au fait, il cultiva l'amitié avec cette fidélité inflexible qui dénonçait à ses yeux moins 1 influence irrésistible d'une affection naturelle que la responsabilité directe d'un libre engagement. Il entendait que la première vertu de famitié fût la sincérité et que le premier elîet en fût la confiance réciproque. Pourtant il n'était pas sans ajouter à cette loyauté quelque tendresse. Il participait avec une sollicitude toujours en éveil et plus d'une fois agissante aux soins, aux intérêts, aux sentiments de ses amis : la perte de l'un d'eux était pour lui le plus vif des chagrins; seule l'exacte régularité de son

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