Dor Streit der Facultdten,\ll, p. /ii5-4iO
4. lieoliaclituii^en iiber das (iefiihl des Schunen ii/id lùhaljc.'ie/i. II. p. 2'|3-2'i4 V. [ikis loin. I''? partie, cliap. ir. — (jf. Vaihineor, AanI als Melaric/ioli/ier, Kaiitstudicii, II, p. iSg-i/ji-
[\1 LA PITILOSOPIITE PR ATTOTE DE RANT
travail pouvait larraclier aux^ pensées tristes qui Toccupaient alors. Son petit cercle damis et d'invités étant sa plus chère habitude, il Aoulait s'épargner la douleur de le voir se restreindre par la mort, et il avait la précaution d'y introduire de nouvelles recrues. 11 ne croyait pas d ailleurs indispensable de composer sa société particuhère d'esprits tournés vers les mêmes spéculations que lui; il pratiqua une autre amitié que l'amitié purement intellectuelle du (( sage )) qui ne peut se lier qu'avec son pareil ; plus que les philosophes en général, il croyait aux lumières de l'esprit naturel et du bon sens, surtout pour juger des é^énements quotidiens et des choses de la vie'. Il avait donc choisi ses amis parmi d honorables bourgeois de la ville, hommes d'alTaires, fonctionnaires publics, négociants. Il les conviait fréquemment à des repas, combinés autant que possible selon cette maxime, que le nombre des invites ne doit pas être au-dessous du nombre des Grâces ni au-dessus de celui des Muses. Il se plaisait à l'extrême variété des sujets d'entretien, à laquelle la merveilleuse richesse de ses connaissances lui permettait de faire face. Il tenait à ce que la conversation fnt à la fois animée et courtoise, ne pouvant soulfrir les moments de calme plat ni les expositions doctorales, mais prisant fort l'aménité des manières, et s'accommodant mal de cette promptitude à disputer et à contredire qui est un commencement d'oflcnse. S'il ne détestait pas une pointe de satire, c'était sans amertume et sans malice ". Il ainiail mieux voir en tout le bien que le mal : il ne manquait jamais dans le fond à celle bienveillance qu'il jugeait due à loul homme. Il se défendait éncrgiquement d'avoir jamais voulu causeï- à autrui quelque peine ou quelque dommage. « Messieurs, disail-il un jour, selon ce que rap-
1. Borowski, p ia7-i3'|. — .Taclimaim. p. '"^it^-i- — Schubert, p. 193. — Wasiianski, p. agS-agt).
2. Wald, ('•edâviitnissrede oiif Kdiit. in Reicke, h'antiaiifi, p. l'i-iT). — Sclmbcrl, p. 178, p. 182. —Cf. I). Mindeii. fh-r Jlitmor Kiuif s im Verkelir iind in seineti Se h ri ft en.