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5l4 LA PHILOSOPHIE PRATIQUE DE KA.NT
principes sont précisément ceux par lesquels s'exprime, d'après ce que dira la Critique de la Faculté de juger, la conception d'une finalité de la nature. Si Kant ne les considère pas encore comme des expressions d'une Urtheilskraft douée d'une fonction propre, il n'en a pas moins indiqué par la différence qu'il admet entre l'usage apodictique et l'usage hypothétique de la raison, la différence qu'il établira plus tard entre le jugement déterminant et le jugement réfléchissant '. Au fait, ne se bornera-t-il pas à attribuer à la faculté de juger ce qu'il avait conçu dans sa première Critique comme une opération de la raison, au point même que l'on peut se demander si l'introduction de cette nouvelle faculté n'est pas dans le système une supeifétation inconséquente et embarrassante " ? Ce qui est bien manifeste en tout cas, c'est l'accord qu'il y a entre les caractères que Kant prête d'une part aux idées transcendantales, surtout à la troisième, et ceux qu'il reconnaît ensuite a la notion de finalité : incontestablement, la faculté déjuger est appelée à recueillir une part de ce qui était dévolu antérieurement à la raison '. Mais comme la Dialectique transce/idantale se contentait d'indiquer à larges traits sans les spécifier