‹ La philosophie pratique de KantChapitre 237 sur 361 · V. aussi Was heisst sich iin Denhen orientiren ? IV · texte numérisé non relu

V. aussi Was heisst sich iin Denhen orientiren ? IV

2. Kant déclare lui-même que, pour ce qui concerne son explication de la nature, la faculté de juger aurait pu être à la rigueur étudiée dans la philosophie théorique (^Kritik der Urtheilskraft, V, p 175-176. — Cf. Ueber Philosophie ûberhaupt, ^ I, p. 4oi). — C'est un autre reproche que fait Schopenhauer à Kant : « Kant, dit-il, après avoir répété à satiété dans la Critique de la raison pure que l'entendement est la faculté de juger, et avoir fait des formes de ses jugements la pierre angulaire de toute pliilosopiiie, introduit maintenant une autre faculté de juger tout à fait particulière, absolument différente de la première. » Die IFelf, I, p. 673. — Mais Kant, ainsi qu'on sait, avait, dans la Critique de la raison pure, distingué de l'entendement comme faculté de juger en général ( Verni ôgen zu urtheilen), c'est-à-dire comme faculté de ramener à l'unité au moyen de concepts et de règles la diversité des phénomènes sensibles, {'Urtheilskraft considérée comme faculté de déterminer a priori les cas où la règle et les concepts doivent être appliqués (111, p. i38i/jo). Seulement il n'avait pas encore songé que ce pouvoir de penser le particulier comme contenu dans l'universel était de nature à rendre possible, lorsque le particulier, au lieu de l'universel, est donné tout d'abord, ce qu'il appelait alors l'usage hypothétique de la raison.

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