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Non pas certes que sofi sacrifice ait anéanti d'un coup le mauvais princijDC, qui subsiste encore ; mais il a brisé tout au moins sa puissance et il a ouvert le règne de la liberté à ceux qui veulent aussi mourir à tout ce qui est mal.
Ainsi dépouillé de son enveloppe mystique, qui seule lui permettait en son temps de se faire entendre, le récit de l'Ecriture contient un sens pratique valable pour tous les temps : à savoir qu'il n'y a de salut pour l'homme que par une régénération radicale, car l'ennemi à combattre n'est pas la simple sensibilité, comme on le dit souvent, c'est une perversité essentielle, qui est avant tout fausseté, et qui ne peut être vaincue que par l'idée du bien conçue dans sa pureté parfaite, par le bon principe. Mais le bon principe, en exprimant d'une façon réelle quoique incompréhensible, l'union de la sainteté avec une nature sensible, n'a pas été seulement présent à une certaine époque : il a de toute éternité son habitation parmi les hommes'.
De la sorte la Religion doit avant tout regarder la bonne volonté comme condition première et comme critère de la justification ; elle n'a pas besoin de s'appuyer sur des signes extérieurs qui attestent, même quand ils portent à croire, un fond irréductible d'incrédulité intérieure ; la Religion morale doit rendre superflue la foi aux miracles. Sans doute lorsqu'une Religion de simple culte et d'observances touche à son terme, laissant la place à une Religion fondée en esprit et en vérité, on conçoit que la Religion nouvelle s'introduisant invoque des miracles elle aussi, afin d'enlever à la Religion ancienne son appui et d'en annoncer extérieurement la lin : on conçoit même que la Religion nouvelle, pour lui gagner ses fidèles, se donne comme l'accomplissement de ce qu'avait préparé et figuré la Religion ancienne. Mais une fois la Religion morale établie, il est oiseux de discuter sur les miracles qui en ont signalé l'origine. On peut vénérer en eux l'enveloppe sym-