‹ La philosophie pratique de KantChapitre 281 sur 361 · YI, p · texte numérisé non relu

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d'une sévère conduile, la complaisance divine. Il estdifficile d'être un serviteur fidèle ; on aime mieux être le serviteur empressé qui cherche à capter la faveur du maître. On peut dans ce sens pousser l'impertinence et. le délire jusqu'à prétendre à l'intimité d'un mystérieux commerce avec Dieu, et la vertu devient alors objet de dédain. Cependant l'Evangile a dit : C'est à vos fruits que Ion vous, reconnaîtra. Si donc il arrive que des hommes qui se disent pieux ne soient pas réellement les meilleurs, c'est une preuve de plus que la bonne voie n'est pas d'aller de la justification par la grâce à la vertu, mais de la vertu à la justification par la grâce ' .

Voilà donc comment Kant estimait que devait se résoudre selon la philosophie critique le problème de la Religion. Rien ne nous autorise à supposer que cette solution ne lui parût pas adéquate aux exigences de sa pensée. Seulement il est vrai qu'elle répondait aussi à son désir de déterminer vis-à-vis des pouvoirs pubHcs comme vis-à-vis de la Faculté de Théologie le droit de l'écrivain philosophe en ces matières ^ C'est pourquoi il avait voulu dans la Préface de son ouvrage insister sur cette question-, à laquelle il avait

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