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5. Vevsuch eiiiiger Bcliacltlaitgeii iiOcr den Opliniisiiius, 1759.
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à défendre et s'accomode mieux des erreurs subtiles que des vérités communes '. Il s'applique à montrer que la volonté de Dieu n'a pas pu agir selon son bon plaisir, qu'elle a dû se déterminer à choisir le meilleur des mondes. On conteste qu'il y ait en Dieu une idée du plus parfait des mondes ; mais alors on pourrait concevoir un monde plus parfait que les mondes représentés dans l'entendement divin, et Dieu ne concevrait pas tous les mondes possibles : il ne serait pas infini. La conséquence détruit le principe ^ Mais ne se peut-il pas qu'il y ait plusieurs mondes répondant également à cette condition d'être les meilleurs mondes possibles ? Par un argument que lui-même déclare nouveau, Kant prétend que deux réalités ne peuvent être lobjet d'une pensée qui les compare et les distingue que si les différences qu'il y a entre elles portent, non sur leurs caractères constitutifs pris en soi, mais sur leurs degrés respectifs de détermination positive ou de perfection: d'où il résulte que la conception de deux mondes distincts et également parfaits est contradictoire, puisqu'elle suppose une perfection égale pour des degrés différents de réalité '. Cependant l'idée du plus parfait des mondes pourrait sembler pareille à telle idée illusoire, comme est, par exemple, l'idée du plus grand nombre ou de la plus grande vitesse ; on peut toujours se représenter un nombre plus grand qu'un nombre donné, une vitesse plus grande qu'une vitesse donnée : de même, un monde étant suj^posé le plus parfait, il est possible de se représenter un nombre plus parfait encore. Fausse assimilation. La notion de nombre exclut de soi celle d'un nombre qui serait le plus grand possible ; mais la notion du parfait, pouvant servir à définir la réalité, comporte à la fois un type supérieur de perfection qui est Dieu, et des degrés de perfection à marquer par leur rapport à ce type suprême.