‹ La philosophie pratique de KantChapitre 82 sur 361 · I. ibid · texte numérisé non relu

I. ibid

LA PREPAPARATION" DE LA CRITIQUE lOy

composer avec quelque détail un ouvrage intitule : Les limites de la sensibilité et de la raison, qui doit contenir le rapport des concepts fondamentaux et des lois déterminés pour le monde sensible, en même temps que l'esquisse de ce qui constitue la nature de la doctrine du goût, de la métaphysique et de la morale. Pendant l'hiver j'ai recueilli tous les matériaux en vue de ce travail, j'ai tout passé au crible, tout pesé, j'ai ajusté toutes les parties entre elles, mais ce n'est que dernièrement que j'ai achevé le plan de l'ouvrage '. » Dans une lettre du 21 février 1772, après avoir rappelé qu'il s'était efforcé d'étendre à la philosophie tout entière les considérations dont il avait disputé avec Marcus Herz, il ajoutait : « Dans la distinction du sensible et de l'intellectuel en morale, et dans les principes qui en résultent, j'avais déjà depuis longtemps poussé mes recherches assez loin. Déjà même depuis longtemps j'avais retracé de façon à me satisfaire suffisamment les principes du sentiment, du goût, de la faculté de juger, avec leurs effets, l'agréable, le beau, le bien, et je me faisais le plan d'une œuvre qui aurait pu avoir un titre comme celui-ci : Les limites de la sensibilité et de la raison. Je la concevais en deux parties, l'une théorique, l'autre pratique. La première contenait en deux sections : 1° la phénoménologie en général; 2" la métaphysique, mais seulement dans sa nature et dans sa méthode. La seconde contenait de même ces deux sections : 1° les principes généraux du sentiment, du goût et des désirs sensibles ; 2" les premiers principes de la moralité. Tandis que je parcourais méthodiquement la première partie dans toute son étendue, et en suivant les rapports réciproques de toutes les parties, je remarquais qu'il me manquait encore quelque chose d'essentiel, quelque chose que dans mes longues recherches métaphysiques j'avais, tout comme les autres, négligé, et qui constitue en réalité la clef de tous les mystères de la métaphysique, jusque-là encore obscure

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