FOR
trouve toutes les observations publiées jusqu'à ce jour, plus une nouvelle, en tout seize observations.
Enfin M. Guiard vient de faire paraître les « Complications locales et générales de la blennorrhagie aiguë etchronique (Paris 1898) : on y trouve une description brève de la phlébite blennorrhagique.
Nous venons de dire que l’on connaissaitseize cas de phlébite gonococcique : mais sur ce nombre six sont contestables ;
La première est celle de Véælker, relative à un
malade de Demarquay, nettement rhumatisant ; chez
lui, la double phlébite de la fémorale droite, puis de la saphène interne gauche, se termina en deux semaines et s’accompagna de poussées articulaires, que lon peut mettre sur le compte du rhumatisme pur.
La seconde, due à Empis, concerne une femme de 29 ans, rhumatisante depuis l’âge de 18 ans ; elle est done suspecte. — [Ten est de même pour celle relative à un malade du service de Mauriac, reproduite dans les thèses de Martel, de Straligopoulos et d'Espaonac. L'observation de Bilton Pollard est douteuse quand à la netteté de la blennérrhagie. Le malade de French Banham fut atteint de prostatite, il fut cathetérisé el présenta aussi de la phlébite; on doit supposer que linflammation veineuse, dans ce cas, fut secondaire à l'infection purulente et déferminée par des microbes ordinaires.
La dernière est le cas rapporté par Perrin au Congrès de Dermatologie de 1889, sous le titre « Blennorrhagie aiguë, balanoposthite gangréneuse, pleurésie diaphragmatique, arthrite sterno-claviculaire, phlébite double des membres inférieurs, guérison. » Dans ce
De 0-2
dernier fait, la phlébite peut avoir eu pour origine la balano-posthite, où une autre affection purulente dont le malade était porteur.
Nous ne retiendrons par conséqnent que dix de ces observations,
ÉTIOLOGIE
La phlébite blennorrhagique se rencontre surtout, comme l'affection dont elle découle, chez les individus âgés de 17 à 35 ans°
Quand au sexe. le masculin semble être le préféré de la phlébite, puisque, sur 12 cas. nous trouvons 8 hommes et quatre femmes.
Toutefois, on ne doit pas tirer de ces chiffres une conclusion bien rigoureuse, car la blennorrhegie est également bien plus fréquente chez l’homme que chez la femme.
L'influence des professions est manifeste ; la Se des sujets atteints ont une profession fatigante, qui expose aux traumatismes, aux troubles cireulatoires, etc ; (domestiques, 'cuisiniers, tonneliers, etc).
Le pseudo-Rhumatisme infectieux joue un rôle provocateur dans la phlébite blennorrhagique, comme nous le verrons à propos de la pathogénie ; de même que le rhumatisme simple, vrai, joue un grand rôle dans la phlébite rhumatismale, que l'on peut rapprocher de la phlébite blennorrhagique.
Les varices ouvrent la porte aux infections veineuses et il suffit que le gonocoque soit versé dans la circulaion pour qu'il trouve dans les veines variqueuses un terrain propice a son installation.