‹ La photographie appliquée a l'archéologieChapitre 1 sur 57 · GAÜTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE · texte numérisé non relu

GAÜTHIER-VILLARS, IMPRIMEUR-LIBRAIRE

DU BUREAU DES LONGITUDES, DE l’ÉCOLE POLYTECHNIQUE, SUCCESSEUR DE MALLET-BACHELIER ,

Quai des Augustins, S5.

Tous droits réservés.)

https://archive.org/details/laphotographieapOOtrut

L’ARCHÉOLOGIE

DE L’UTILlTÊ DE LA PHOTOGRAPHIE DANS LES RECHERCHES ARCHEOLOGIÛUES.

Les études archéologiques datent à peine du commencement de ce siècle, et, après avoir été l’apanage d’un petit nombre d’adeptes , cette science, si complexe, compte aujourd’hui par centaines des chercheurs infatigables; aussi les publications qui conservent la trace de ces recherches se multiplient de plus en plus , et permettent à FArchéologie d’atteindre un de ses buts les plus essentiels. L’archéologue, en effet, cherche non-seulement à connaître et à décrire les œuvres des siècles passés, il doit encore perpétuer le souvenir de ces monuments que l’âge atteint avec plus ou moins de rapidité et qui disparaîtront tôt ou tard; il faut donc que l’archéologue, en même temps qu’il les décrit, représente les sujets qu’il veut faire connaître.

J’rut.vt. Phot. appl. à l'Arch,

Ces deiiv modes d’éliides ])CiivenL être regardés eoniine aussi utiles rim (jiic l’autre : une simple deseriptioii permet rarement la compréhension complète d’un monument, et menie dans certains cas, dans les rcclierchesépigra[)lii(|ues, par exemple, la représentation exacte d’une inscription peut devenir d’une importanee majeure; car, s’il est vrai que, la plupart du temps, la lecture d’une inseriptlon est facile pour un homme du métier et sa représentation possible avee des earaetères ordinaires, il est aussi bien des circonstances où les altérations causées par le temps en rendent l’étude laborieuse. Dans ee eas, l’interprétation doit venir en aide à la leeture , et il faut alors que l’arehéologue puisse emporter avee lui et étudier à loisir une représentation absolument exacte du sujet douteux.

11 nous paraît presque siqjerllu de faire ressortir l’importanee des représentations calcographiques lorsqu’il s’agit de faire connaître une de ces magnifiques cathédrales de l’art ogival, ou les mille capriees dont un eiseleur de la Renaissanee s’est plu à orner l’armure d’un chevalier.

Il serait aisé de multiplier indéfiniment les exemples à l’appui de cette idée, et nous regardons eomme admise la néeessité des dessins dans les reclierehes archéologiques. Tous les éditeurs se sont ralliés à cette opinion, et l’on peut dire que, dans les publieations récentes, le texte devient (pielquefbis d’une importanee seeondaire.

Mais les dessins n’auront de valeur réelle que s’ils présentent une exaetitude absolue, et les artistes chargés de leur exécution sont forcés de s’astreindre à copier servilement les sujets que l’archéologue décrit toujours avec un soin minutieux ; aussi devient-il impossible de chercher les effets, les coups de chic, comme on dit à l’atelier; aucun point ne peut être négligé, car tous les détails ont leur importance : de là des difficultés réelles qui rendent longue et coûteuse l’exécution de ces dessins.

Nous ne faisons allusion ici qu’à la représentation des objets qu’il est possible de placer sous les yeux du dessinateur, et qu’il peut étudier tout à l’aise dans l’atelier. Les difficultés deviendront bien autrement grandes lorsqu’il s’agira de représenter un objet, un monument placé au loin et que bien souvent l’archéologue aura rapidement esquissé, sans avoir le temps de préciser les détails d’une façon suffisante; et cependant c’est le cas qui se présente le plus fréquemment et qui d’ordinaire offre le plus d’intérêt.

Heureusement la Photographie donne le moyen de parer à cet inconvénient, et elle peut le faire avec tant de perfection, que ses reproductions permettront le plus souvent l’étude absolument complète d’un sujet sans qu’il soit nécessaire de revoir plusieurs fois l’église, le bas-relief, l’inscription que l’objectif aura gravée sur la plaque sensible. Dans un autre ordre de recherches, quel secours

la Pliotograpliie n’apportc-t-elle pas dans Tétiide des manuscrits? Elle rend possible la communication des textes eux-memes sans que le copiste ait la possibilité d’altérer en quoi que ce soit l’original ; elle permet la reproduetion indéfinie de documents précieux; enfin, chose qui paraît incroyable, elle rend possible la lecture* de textes à moitié effacés que le plus habile paléographe renoncerait à déchiffrer. Il arrive, en effet, beaucoup trop fréquemment, que les parchemins des manuscrits du moyen âge ont pris avec le temps une teinte jaune de vieux cuir, en même temps que l’encre a baissé de couleur et atteint un ton presque semblable à celui du parchemin : de là une difficulté de lecture presque insurmontable. Mais ce que les yeux du bénédictin le plus patient ne peuvent apercevoir, l’objectif le découvrira sans erreur possible , et l’exquise sensibilité des sels d’argent rendra de nouveau visible l’écriture effacée.

Il existe bien, il est vrai, des procédés chimiques propres à faire revivre l’encre disparue; mais ces moyens sont de ceux qu’il est permis d’appeler héroïques, que beaucoup de bibliothécaires hésiteraient à laisser employer, et que tous les collectionneurs repousseraient impitoyablement. L’objectif, au contraire, ne porte aucune atteinte à ces précieuses reliques ; il les regarde un instant, et tout aussitôt leur empreinte est gravée sur la plaque sensible; de plus, cette seule opération met entre les mains du photographe le moyen

de multiplier à rinfini des reproductions mathématiquement semblables à l’original.

Enfin, grâce à l’intelligente initiative de M. le baron de Watteville, les riches Archives de l’Etat sont ouvertes à la Photographie, et un règlement aussi large que possible rend maintenant très-facile la reproduction photographique des objets précieux que possèdent nos collections publiques (’).

Mais la Photographie ne se contente pas de fournir à l’archéologue des facilités d’études et au dessinateur des croquis : elle peut donner plus encore, et fournir à la librairie des planches d’une exactitude complète et d’une inaltérabilité absolue, grâce aux procédés d’impression photomécaniques.

Cet avantage, que nous indiquons en dernier lieu, domine cependant la question tout entière : c’est là ce qui est venu rendre l’emploi de la Photographie complet et pratique. Il y a déjà assez longtemps, un ingénieur français, Poitevin, indiquait la possibilité d’obtenir des images photographiques complètement exemptes des causes d’altération que les procédés aux sels d’argent portent avec eux, et dès lors le rouleau chargé d’encre lithographique pouvait remplacer toutes les manipulations de la Photographie ordinaire. Mais ce principe si important, dont l’application et le perfectionnement étaient arrêtés par un brevet, n’est pas sorti du laboratoire, et ce n’est que dans ces derniers

(‘) Voir, p. 9, le texte de l’arrêté ministériel.

temps, à rexpiration du malencontreux brevet, que les recberches se sont multipliées de tous côtés cl sont arrivées à donner des procédés réellement pratiques.

Déjà plusieurs de nos grands éditeurs parisiens ont utilisé ce système d’illustration ; et cependant les premiers résultats laissaient encore à désirer sous le rapport artistique, il faut en convenir ; mais les magnifiques spécimens exposés au Champ de ^lars ont démontré d’une manière irrécusable que les procédés s’étalent perfectionnés et étaient devenus pratiques, Industriels; aussi, de notre grande Exposition de 1878 datera une ère nouvelle pour la Photographie : elle a désormais son droit de cité en librairie.

Le moment semble donc venu de donner aux archéologues une méthode simple et certaine d’utiliser dans leurs travaux les ressources puissantes de la Photographie, et je dois ajouter que déjà beaucoup d’entre eux emploient ces procédés; mais, pour la plupart, le manque d’indications et la difficulté de trouver les renseignements nécessaires à tel ou tel travail un peu spécial, et que les photographes de profession ignorent le plus souvent, font laisser de côté l’emploi de la Photographie.

Tels sont les motifs qui m’ont décidé à publier le résultat d’une pratique suivie qui , ne s’étant point adonnée à une seule branche, s’est trouvée par cela môme dans les conditions les plus variées.

Je dois le dire, cependant, je ne suis ni pliolographe ni archéologue de profession, et ces deux sortes de travaux ne sont pour moi qu’une agréable diversion à des études plus minutieuses et dirigées dans un ordre d’idées différent; mais, en voyage, au milieu de ces montagnes où me conduisent continuellement les recherches du naturaliste, mille sujets du domaine de l’Archéologie se sont présentés sur ma route, et je ne pouvais passer devant eux avec indifférence, alors surtout que mon appareil photographique me donnait la possibilité de conserver dans mon album la représentation d’un monument intéressant et bien souvent inconnu. C’est ainsi qu’en étudiant la chaîne des Pyrénées, en parcourant ses glaciers et ses moraines et surtout en recherchant les traces de l’homme primitif, j’ai été amené à utiliser les ressources de la Photographie, à les appliquer tant aux études du géologue qu’à celles de l’archéologue, et cela dans les conditions les plus variées et les plus défavorables, c’est-à-dire pendant des voyages faits le plus souvent avec trop de rapidité, c’est-à-dire dans des conditions qui m'ont appris à surmonter bien des obstacles.

Plusieurs méthodes se présentent pour étudier notre sujet, etil serait également utile de s’adresser d’abord à l’archéologue pour le rendre photographe, ou bien de prendre le photographe pour le mettre à meme de fournir à l’archéologue les documents qu’il lui demande.

Quoi qu’il en soit, je crois plus utile et plus simple d’envisager la question d’une tout autre façon, et je pourrai ainsi éliminer bien des détails qui encombreraient notre marche et qui se trouveront facilement ailleurs. Telles sont, par exemple, les manipulations élémentaires de la Photographie; je les supposerai donc connues du lecteur, qui pourra les apprendre dans un Traité spécial, ou mieux à l’atelier avec un professeur : là, quelques jours de pratique lui en apprendront plus que les meilleures descriptions. Je crois, en effet, que l’archéologue doit exécuter luimême la plus grande partie du travail photographique ; alors seulement il trouvera dans cette méthode un auxiliaire précieux, et ce n’est que lorsqu’il s’agira de tirages, d’impressions, qu’il devra laisser à des hommes spéciaux le soin de ces manipulations; mais encore, dans ce cas, il lui est indispensable de connaître les procédés : il pourra alors exiger de l’ouvrier des résultats en rapport avec le sujet et avec le système de tirage employé.

Voici, en quelques mots, le plan que je me propose de suivre. Je passerai successivement en revue les diverses catégories de sujets que l’archéologue aura à reproduire, et dans chacune de ces divisions j’aurai à traiter des appareils, des procédés et des effets à obtenir. Je renverrai à une dernière Partie la description des manipulations photographiques; mais là je ne traiterai que des particularités propres aux procédés que je con-

scillerai, car je supposerai toujours le lecteur au courant des manipulations élémentaires; je ne manquerai pas cependant d'indiquer les Ouvrages où il pourra apprendre sans trop de difficultés les notions indispensables de la Photographie.

Je terminerai par quelques considérations sur l’emploi des tirages photomécaniques, et, joignant l’exemple à la théorie, je donnerai, à l’appui du texte, des spécimens qui permettront au lecteur de se rendre compte des résultats que l’on peut obtenir.

Nous transcrivons ici l’Arrêté ministériel du P'' juin 1877, qui ouvre à la Photographie les collections de l’Etat.

Le Ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts,

Vu les lois et ordonnances des 21 octobre 9 janvier et 27 mars 1828, et 1 1 octobre 1882;

Considérant l’utilité que doit avoir, au point de vue des intérêts publics, l’introduction de la Photographie dans les établissements scientifiques et littéraires ;

Considérant les avantages qui peuvent en résulter pour l’accroissement et la conservation des collections de l’État;

Considérant les nombreuses demandes adressées à nos grands établissements, à l’effet de reproduire et de régulariser nos précieux documents ;

Considérant la nécessité de concilier dans une

réglementation unicjne les vœux très-légitimes de l’art industriel et les devoirs que nous impose la garde des richesses nationales;

Vu Tavis du Ministre des Travaux publics, consulté sur la convenance et les moyens d’exécution du projet dont il s’agit ;

Vu le rapport de la Commission instituée près de notre département ;

Arrête :

Article premier. — L’emploi de la Photographie est autorisé dans les établissements scientifiques et littéraires dépendant de notre département.

Toutefois, il devra être procédé, au préalable, à l’aménagement des salles de pose dans ceux de ces établissements où le besoin en aura été reconnu.

Art. 2. — Toute personne qui voudra obtenir l’autorisation de reproduire ou de faire reproduire par la Photographie des objets conservés dans un de ces établissements devra en adresser par écrit la demande au chef de rétablissement. Dans la lettre de demande seront énoncés :

1° Les objets dont on désire prendre ou faire prendre les clichés;

2° Le caractère et la destination du travail pour lequel ces clichés sont demandés ;

3° Le nom et l’adresse des opérateurs;

4” La durée présumée des opérations;

5° L’engagement de se conformer au règlement de ces établissements;

r>o La déclaration que le demandeur assume absolu-

ment les responsabilite's de toute nature que [)ounait entraîner la reproduction.

Art. 3. ^ — Il est statué sur les demandes d’autorisation })ar le chef de l’établissement, sauf recours au Ministre, en cas de refus. L’autorisation, dans aucun cas, ne saurait servir de monopole.

Art. k. — Le chef de l’établissement devra refuser l’autorisation de photographier toutes les fois que l’opération pourrait compromettre la conservation des objets dont la garde lui est confiée ou blesser des convenances qu’il a le devoir d’apprécier.

Art. 5. — Il n’aura pas à tenir compte des demandes de reproduction qui auraient pour objet des pièces qui sont dans le commerce.

Art. 6. — Les opérateurs admis à photographier dans les établissements de l’État ne devront y introduire ni feu ni substances inflammables ou explosibles. Ils ne pourront employer que des surfaces sensibles préparées d’avance })ar un [irocédé sec. Ils se borneront aux opérations de pose; toutes les manipulations se feront au dehors.

Art. 7. — Les chefs des établissements fixeront les jours et heures d’ouverture des salles de pose. Ils détermineront dans quel ordre et pendant quel temps seront admis les opérateurs pourvus d’une autorisation.

Art. 8. — Toutes les opérations se feront sous les yeux d’un fonctionnaire ou agent de l’administration, qui veillera à ce que les objets communiqués ne subissent aucune détérioration.

Art. 9. — Le chef de l’établissement devra imposer toutes les mesures de préservation qui lui paraîtraient de nature à éviter la détérioration des objets. Il pourra notamment s’opposer à ce que ceux-ci soient touchés }>ar

les opérateurs et exiger qu’ils soient protégés par une glace pendant la durée de l’opération.

Art. 10. — L’administration supérieure et les chefs des établissements prescriront les mesures qui leur sembleraient utiles pour constater que les épreuves obtenues ne sont que la reproduction d’objets ap}>artenant aux collections de l’État.

Art. 11. — Sera exclu des salles de pose tout opérateur qui aurait enfreint les prescriptions des règlements ou qui aurait compromis la bonne conservation des objets des collections, sans préjudice de l’action en responsabilité qui pourra être exercée contre qui de droit.

Art. 12. — Les personnes qui auront reproduit par la Photographie, dans un établissement de l’État, un ou plusieurs objets déterminés devront :*

i” Déposer au Ministère de l’Instruction publique un bon cliché de chacun de ces objets.

Le cliché sera signé par l’opérateur.

Faire parvenir à l’établissement auquel ces objets appartiennent deux exemplaires du tirage. L’envoi de ces deux exemplaires ne dispensera pas, en aucune façon, de se conformer aux lois, décrets et règlements qui concernent le dépôt légal.

Art. 13. — Les clichés déposés deviendront la propriété de l’État, qui pourra en faire usage pour des travaux d’ordre administratif ou privé.

Art. 14. — Un laboratoire central sera installé, avec le concours de l’Administration des Travaux publics, dans une dépendance du Ministère de l’Instruction publique. Il servira :

A conserver les clichés déposés conformément aux dispositions de l’article 12;

*2" A exécuter les travaux photographiques qui seraient ordonne's par l’Administration;

3° A exercer aux opérations photogra|)hiques les personnes désignées par le Ministre pour remplir des missions déterminées;

4° A vérifier, avant le départ, l’état des appareils et des produits emportés par ces missionnaires.

Paris, I®’’ juin 1877.

Quelques-uns de ces articles demandent des explications ; le Rapport qui est annexé à l’Arrêté ministériel, et que nous n’avons pas cru nécessaire de reproduire en entier, nous permettra de saisir exactement la pensée qui a guidé le rédacteur de ce règlement.

Art. k. — Refus, dans le cas où la reproduction demandée pourrait blesser des convenances que le chef de rétablissement a le devoir d’apprécier.

Voici ce que nous trouvons dans -le Rapporté ce sujet :

« Ce mot vaguede convenances demandait à être expliqué. La Commission en a éclairé le sens dans sa séance du mars 1877. R résulte de sa discussion qu’il importe de défendre les établissements contre les demandes qui pourraient porter atteinte à des intérêts que l’Administration a le droit de sauvegarder. R ne serait pas convenable, par exemple, lorsqu’une pièce est offerte gratuitement

Trütat. Phot. appl, à V Ardu

par im arllsLc pour compléter Ja collection de son (cuvre, de la laisser reproduire sans l’assentiment du donateur, encore moins d’autoriser les reproductions qui seraient tentées dans un dessein de scandale ouqui poLirraient être nuisibles àl’lionneur des familles. Il serait absolument inutile de demander à des administrations l’autorisation de reproduire des objets que l’on peut se procurer facilement partout ailleurs et qui se trouvent dans le commeree, ete. En un mot, la Commission entend que les chefs d’établissements, ou, en dernier ressort, le Ministre, soient libres de rejeter les demandes qui leur paraîtraient dangereuses ou inutiles. »

Art. 12. — Dépôt d’épreuves et de clichés.

(( La Commission considère comme un devoir d’affirmer les droits imprescriptibles de l’Etat. Aussi a-t-elle pensé que, après avoir exigé les deux exemplaires de l’épreuve tirée que la Bibliothèque nationale, par exemple, réelame de toute personne autorisée à publier un des documents cjui lui appartiennent, on devrait, en outre, demander la remise d’un cliché dont l’Etat aurait la faculté de faire usage pour des travaux d'ordre administratif ou privé. Par ces mots, la Commission a entendu se réserver le droit de donner d’abord satisfaction à la demande des savants qui solliciteraientla communication de pièces ou fragments

de pièces, et auxquels on prêterait la photographie au lieu de prêter l’original; en second lieu, de préserver les documents de maniements trop répétés, de déplacements dangereux, en les remplaçant par des épreuves ; enfin elle a voulu, en cas de destruction des originaux, avoir un moyen parfait et certain de reproduction. »

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