‹ La photographie appliquée a l'archéologieChapitre 12 sur 57 · II. - MEUBLES · texte numérisé non relu

II. - MEUBLES

La reproduction pliolograpliiqiie des meubles anciens offre certaines difficultés qui tiennent à la couleur ordinairement très-foncée des vieux bois ; et cependant il ne faudrait pas clierclier à racheter cet inconvénient par une exposition en ])lein soleil : les effets seraient détestables. Il faut, au contraire, opérer toujours à la lumière diffuse, éclairer par reflets les parties trop obscures et racheter, par une grande exagération du temps de pose, le manque de puissance photogénique.

Une bonne disposition des objets est toujours importante, et, pour obtenir des fonds convenables, rien n’est meilleur qu’un atelier; cependant, comme le plus ordinairement la pose se fait dans une cour, contre un mur, il sera toujours bon de disposer à terre un tapis sur lequel se placera bahut, chaise ou fauteuil; rien ne serait plus disgracieux que de faire porter sur le sol nu un meuble de quelque élégance.

Lorsqu’il ne sera pas possible de déplacer un meuble lourd, il faudra ebereber à augjnenter le plus possible la lumière, en ouvrant largement les fenêtres, en levant les rideaux et en usant de puissants réflecteurs; enfin il faut avoir recours quelquefois aux éclairages artificiels. Le temps d’exposition devient alors énorme, et il m’est arrivé de

prolonger une pose pendant trois jours pour obtenir une cheminée en bois sculpté; mais le résultat était très-satisfaisant.

L’exagération de la pose, dans ces circonstances, n’est guère à redouter; il faut toujours se méfier d’une tendance très-naturelle à poser trop peu, et la pratique seule peut permettre l’appréciation des (pialités de la lumière. Le seul accident à redouter dans ces conditions est le dérangement de l’objet ou de l’appareil ; aùssi est-il indispensable de prendre toutes les précautions possibles pour éloigner les indiscrets.

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