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FABRICATION DU PAPIER DE TRANSPORT COLORÉ

time de la couleur avec la gélatine chaude, sur le marbre, en se servant de la molette et du couteau à palette.

Cette dernière opération est d'autant plus importante que, si on la négligeait, la couleur, versée dans la gélatine chaude, se précipiterait au fond par flocons, au lieu de se mélanger à la masse, comme cela doit avoir lieu lorsqu'on la verse par petites quantités, en ayant soin d'agiter le liquide chaud avec une baguette en verre ou en bois.

Quelques instants seulement avant d'employer cette mixtion, on fait fondre à part le chrome alun dans une petite quantité d'eau chaude, et on le verse dans la gélatine, goutte à goutte, en ayant soin de remuer le liquide constamment pour éviter les grumeaux insolubles qui se formeraient dans la masse de gélatine. Le mélange est alors prêt à servir. On le verse dans la cuvette cylindrique de la machine, sur laquelle on a placé une mousseline de laine en double pour filtrer le liquide.

Le compartiment inférieur, servant de bainmarie, est rempli d'eau chaude à la température de 40o centigrades, pour maintenir constamment la mixtion à 32 ou 33^ pendant l'opération. Ce liquide est alors écrémé à deux ou trois reprises diffé-

rentes, en promenant une feuille de papier à la surface.

Chaque bande de papier est placée successivement sur les rouleaux, de façon à passer sur le bain dans toute son étendue, à l'aide d'une manivelle qui lui imprime un mouvement régulier et continu, puis, lorsque le tour est complet, on coupe le papier à la jonction et on le suspend sur les demi-ronds fixés à la muraille pour sécher.

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