CHAPITRE VII
Fabrication du papier mixtionné sans fin de toutes nuances au moyen de la machine verticale à rouleaux.
La fabrication du papier mixtionné est chose délicate qui demande une grande pratique et des connaissances en chimie, des soins constants, une observation de tous les instants, un matériel important et un vaste emplacement bien agencé. Malgré cela, la réussite n'est pas toujours certaine, car elle tient à des causes multiples trop longues à expliquer dans cette brochure essentiellement pratique; il est donc préférable, pour ce papier comme pour le papier albuminé, de le laisser fabriquer par des maisons spéciales dont le matériel, l'organisation et l'expérience acquise permettent de produire des papiers de beaucoup supérieurs à ceux que l'on pourrait fabriquer chez soi sur une petite échelle.
Néanmoins, nous allons indiquer la façon dont se fait le papier mixtionné, sensibilisé ou non, avec les différentes proportions de couleurs susceptibles de produire les nuances les plus usitées en photographie po^ur tous les usages. On pourra, bien entendu, modifier ces proportions, selon la nuance que l'on veut obtenir. •
La qualité de la gélatine joue un grand rôle dans la fabrication du papier au charbon, et malheureusement on en trouve fort peu, dans le commerce , qui soit dans des conditions de solubilité parfaite ; presque toutes contiennent de la chaux, des sels de fer ou de l'alun. Les gélatines françaises de MM. Grenet et Goignet, très-transparentes et très-belles en apparence, ont le grand défaut d'être peu solubles , ce qui les rend impropres à la fabrication des mixtions colorées pour le procédé au charbon. Gelle de M. Nelson, à Londres, d'une couleur jaune ambrée, est bien meilleure pour ce travail ; elle a même le défaut contraire , ce qui, dans certains cas, oblige à la mélanger avec une gélatine moins soluble, ou avec de la colle de poisson, lorsqu'on doit l'employer par les fortes chaleurs.
Certaines couleurs, par leur composition chi-