‹ La photographie au charbonChapitre 23 sur 37 · SOLUTION NO · texte numérisé non relu

SOLUTION NO

Sulfate de fer. . .

Acide acétique.

Eau ordinaire .,

40 grammes.

1 litre.

L'acide gallique étant peu soluble dans Feau froide, le liquide doit être chauffé jusqu'à dissolution complète de l'acide; au moment de s'en servir, on plonge l'épreuve à renforcer dans une cuvette contenant une quantité suffisante de la solution ferrique pour la recouvrir, puis, après un instant d'immersion, on lave et on recouvre le cliché de la solution d'acide gallique ; on peut alterner ainsi jusqu'à intensité suffisante.

Si on veut obtenir, par ce procédé, des clichés retournés pour être tirés au charbon par transport simple, l'opération du positif sera la même que précédemment, mais le développement se fera sur une glace transparente collodionnée et cirée; puis, aussitôt après le dépouillement de l'image, et alors qu'elle est encore humide, on la recouvrira de deux ou trois couches successives de gélatine tiède à 10 ^jo. Lorsque la gélatine a fait prise, on plonge la plaque pendant quelques minutes dans un bain d'alun à 5 o/o.puis on abandonne à la dessiccation et on recouvre, en dernier lieu, d'une couche de collodion normal.

La pellicule est alors détachée de son support en passant une pointe de canif tout autour, et il suffit, pour obtenir des clichés négatifs,

de procéder comme il a été expliqué préccdcmment, en ayant soin de mettre le 'papier mixtionné en contact avec le côté du positif qui était adhérent à la glace lorsqu'on l'expose à la lumière dans un châssis.

On aura donc, dans ce cas, un positif par transparence pelliculaire qui pourra servir à faire des clichés négatifs, soit à l'endroit, soit à l'envers.

Multiplication des clichés par le coUôdion humide en employant une positive au charbon.

Les deux méthodes que nous venons d'indiquer trouveront dans bien des cas une utile applica-» tion ; mais il en est une troisième dont nous con^ sellions plus spécialement l'emploi, car il permet d'obtenir, avec la même facilité, des clichés re^ tournés ou redressés, dont la finesse et la valeur négative ne laissent rien à désirer, tout en permet-^ tant de modifier la dimension primitive du négatif original, en le diminuant ou en l'augmentant dans une petite proportion; on obtiendra même,

par ce moyen, des clichés agrandis aussi parfaits que possible.

Pour cela, le positif par transparence au charbon résultant du cliché à reproduire, est mis en contact avec un verre opaque et placé à la partie antérieure d'une chambre noire que Ton braque sur une fenêtre garnie de verres dépolis ; on dirige alors un objectif par le côté opposé, en ayant soin que la lumière ne puisse pas pénétrer autrement que par l'image transparente, et on fait un cliché au collodion humide à la façon ordinaire, qui sera dans le sens du négatif original si la pellicule du positif se trouve tournée en dehors, et sera retourné si au contraire elle regarde l'objectif pendant l'opération.

On pourra modifier la valeur du cliché original et le rendre plus ou moins doux ou vigoureux, selon que le positif par transparence sera plus ou moins posé et possédera plus ou moins de détails ; comme on peut renfprcer ces clichés à volonté, il sera toujours facile de leur donner l'intensité désirée.

En opérant avec soin, on obtiendra souvent, par ce procédé, des clichés meilleurs que le négatif original.

L'application du verre opaque au dos de l'image positive a pour effet de donner plus de douceur et d'harmonie au cliché, mais aussi il enlève une grande quantité de lumière, ce qui oblige à un temps de pose assez long; on pourra donc le supprimer lorsqu'il fait sombre ou c{ue le positif est uniforme de tons; dans ce cas, le verre dépoli placé devant la fenêtre , à quelque distance du négatif, suffira pour diffuser la lumière.

Page 1