‹ La photographie au charbonChapitre 5 sur 37 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Organisation des ateliers pour le tirage et 1^ développement des épreuves au charbon ; matériel nécessaire.

L'atelier de tirage pour les images au charbon ne diffère pas sensiblement de celui qui sert au tirage par les sels d'argent ; néanmoins, comme les sels de chrome sont beaucoup plus sensibles à la lumière blanche que le chlorure d'argent, on doit prendre plus de précautions lorsqu'on charge et décharge les châssis.

L'organisation qui nous a semblé la plus commode, et que nous recommandons à tous ceux qui veulent faire un travail important, est la suivante :

Dans une cour, dans un jardin, sur le toit d'une maison, partout enfin où la lumière arrive régulièrement, diffuse autant que possible, on établit une sorte de laboratoire assez spacieux, éclairé par des verres jaunes ou par des verres ordinaires, recouverts de papier jaune antiphotogénique; dans ce laboratoire, qui peut servir à sensibiliser le papier le soir et à le couper le matin, on fait établir une ou plusieurs plates-formes de 2 à 3 m. de longueur sur 1 m. de largeur, roulant comme un wagon de chemin de fer sur des bâtis en bois, avec rails, dont la moitié se trouve à l'intérieur du laboratoire et l'autre moitié à l'extérieur; la partie inférieure de ce bâti est garnie, à l'intérieur du laboratoire, de tiroirs à compartiments destinés à recevoir le papier au charbon, coupé de dimension , comme il sera expliqué plus loin , et les épreuves imprimées, en les classant par sortes, au sortir des châssis.

Sur ces plates-formes sont placés les châssispresses que l'on charge dans l'intérieur du labo-

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