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ORGANISATION DES ATELIERS

ratoire, après quoi on les pousse au dehors où elles sout maintenues jusqu'à ce que les images soient suffisamment imprimées ; puis on les rentre de nouveau pour décharger et recharger les châssis que Ton expose de nouveau à la lumière, et ainsi de suite.

Lorsqu'on a plusieurs de ces plates-formes à roulettes, le tirage se fait très-rapidement, parce que les châssis de Tune sont déchargés et rechargés pendant que ceux de l'autre s'impriment ; or, comme chaque plate-forme peut contenir de dix à douze châssis, portant chacun de six à neuf clichés, chaque tour permet d'imprimer de soixante à quatre-vingts épreuves par plate-forme ; il suffît, dans ce cas, d'un homme pour faire le travail intérieur et d'un autre pour surveiller le photomètre.

Ces mêmes plates-formes peuvent servir, bien entendu, lorsqu'on se sert de châssis ordinaires pour l'impression des portraits de plus grande dimension, soit en fond plein, soit autrement, ainsi qu'il sera expliqué plus loin.

Les châssis que nous venons d'indiquer sont spécialement construits pour le tirage des épreuves-cartes et cartes-album avec entourage teinté,

l/l LA PHOTOGRAPHIE AU CHARBON

ils facilitent et simplifient considérablement le travail, tout en produisant des résultats qu'il serait impossible d'obtenir par les moyens ordinaires.

L'atelier pour le développement doit être spacieux, bien éclairé, au rez-de-chaussée autant que possible, avec un sol bitumé ou dallé, pour que Feau, dont on se sert en abondance, puisse s'écouler facilement.

Du côté vitré de cette pièce , on fera placer, à hauteur d'une table ordinaire , deux ou trois grandes cuvettes en fer battu, ayant un robinet d'écoulement à la partie inférieure ; ces cuvettes, de variables grandeurs selon l'importance du travail journalier, mais que nous avons fait établir de 80 cent, de largeur sur 1 m. 50 de longueur et 15 cent, de profondeur, doivent être alimentées à volonté par un robinet d'eau froide et un robinet d'eau chaude, pour servir au dépouillement de l'image.

On peut encore se servir, pour le même usage, d'une grande cuvette à rainures intérieures, en fer battu, un peu plus grande en tous sens que les glaces employées, ayant un cran d'arrêt pour que les plaques s'arrêtent à quelques centimètres du fond. Lorsque cette cuvette est remplie d'eau.

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les glaces placées verticalement doivent être entièrement recouvertes.

L'une ou Tautre de ces cuvettes peuvent servir : d'abord, pour Timmersion dans Teau froide des glaces collodionnées, quand on opère par double transport sur glace, ainsi qu'il sera expliqué plus loin, puis au dépouillement par Feau chaude des épreuves appliquées sur leur support provisoire, lorsqu'on emploie pour cela le verre, la porcelaine ou tout autre corps rigide.

Dans un atelier organisé pour faire un travail important et suivi, le développement et le transfert devant se faire simultanément avec le tirage, il est indispensable d'avoir toujours de l'eau chaude, sinon en quantité considérable, du moins d'une façon constante; la question de chauffage a donc son importance, c'est pourquoi nous allons décrire un appareil commode et surtout économique pour avoir rapidement de l'eau à une température suffisamment élevée pour les besoins du travail.

Cet appareil se compose d'un cylindre en fer galvanisé d'environ 45 centimètres de hauteur sur 20 centimètres de diamètre, à l'intérieur duquel se trouve une série de spirales en fil de cuivre que

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l'on chauffe au moyen d'un fourneau à gaz qui se trouve placé à la partie inférieure; l'eau qu'on verse dans ce cylindre par l'orifice supérieur s'infiltrant dans chacune des spirales, se transforme instantanément en vapeur, ce qui produit en peu d'instants une quantité relativement considérable d'eau chaude qui peut se renouveler continuellement.

On peut se rendre compte de l'économie que présente cet appareil, en calculant qu'il produit, avec un simple fourneau à gaz, environ 2 litres et demi d'eau par minute, à la température de 40» à 45"^ centigrades, ou 1 litre à lOO^, ce qui est grandement suffisant comme quantité et comme chaleur pour le développement des épreuves au charbon dans les ateliers ordinaires ; le prix de revient est alors de 20 centimes environ pour chauffer 100 litres d'eau, au lieu de 1 fr. 50 cent, que cela coûterait en employant un autre récipient. Si une quantité d'eau plus considérable était nécessaire, on emploierait un appareil d'une plus grande dimension.

Pour faire fonctionner cet appareil il suffit d'ouvrir le robinet d'eau froide qui alimente le cylindre à sa partie supérieure, d'allumer le fourneau

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