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Eau distillée
Azotate d’argent. . • .
Azotate de potasse. . .
Azotate de magnésie . .
Acétate de plomb . . .
l litre.
5 grammes.
Comme la quantité de sels absorbés par chaque feuille de papier sensibilisé est à peu près équivalente à celle du liquide enlevé, ces bains pourront être facilement maintenus
à leur titre et à leur volume en ajoutant, au fur et à mesure qu'il sera necessaire, une quantité de bain neuf fait à un titre un peu plus élevé que celui indiqué dans les formules qui précèdent.
Mais pour que ces bains économiques donnent des résultats aussi bons que ceux dans lesquels il entre 15 à 20 pour 100 d’argent, il est indispensable de faire subir au papier une dernière préparation qui est : la fumigation ammoniacale. Pour cela, lorsque le papier est rigoureusement sec, on accroche chaque feuille A, B, G, D à une tringle transversale fixée à la partie supérieure d’une boîte spéciale, indiquée figure 40; on place à l’extrémité inférieure de chacune des feuilles une pince américaine destinée par son poids à maintenir la feuille verticalement ; on introduit au fond de la boîte par l’ouverture I une assiette contenant deux ou trois cents grammes de carbonate d’ammoniaque cassés en fragments de la grosseur d’une noisette ; la porte E, F, G, H est hermétiquement fermée et les feuilles abandonnées pendant huit à dix minutes aux vapeurs d’ammoniaque ; elles sont alors retirées et placées l’une sur l’autre dans les tiroirs de l’atelier de tirage pour être utilisées.
Le papier fumigé est extrêmement sensible à la lumière ; il jaunit aussi plus vite que celui sensibilisé sur les bains à 15 pour 100 qui ne nécessite pas de fumigation, c’est pour-
Fig. 40. — Boite spéciale pour les fumigations ammoniacales.
SENSIBILISATION DU PAPIER ALBUMINÉ 291
quoi on ne devra lui faire subir cette préparation qu’au fur et à mesure des besoins.
Les vapeurs d’ammoniaque dont le papier est imprégné facilite l’action du virage et donnent aux épreuves une grande richesse de tons.
M. le docteur Vogel indique un mode de fumigation assez simple qui, dans certains cas, peut rendre des services importants aux amateurs, dont le matériel n’est pas toujours aussi complet que celui des photographes de profession.
Le cliché, placé dans le châssis comme à l’ordinaire, est recouvert du papier albuminé sensibilisé, qu’on a soin de laver au sortir du S>ain d’argent, et de sécher avec soin; on met par-dessus une feuille de papier brouillard et sur celleci un morceau de feutre ou de gros drap saupoudré à l’envers de carbonate d’ammoniaque pulvérisé très-fînement; on recouvre le tout d’un second morceau de drap, le châssis est fermé et exposé à la lumière.
L’impression se fait en moitié moins de temps qu’avec le procédé ordinaire, et les épreuves sont plus vigoureuses.
Il suffît de saupoudrer une seule fois avec le sel d’ammoniaque pour imprimer une série d’épreuves assez considérable; néanmoins, comme l’évaporation se produit au bout de quelques jours, lorsqu’il n’est pas hermétiquement enfermé, on devra le renouveler aussitôt que les émanations n’auront plus assez d’action pour traverser la couche de feutre qui recouvre le papier sensible.
Les formules que nous venons de donner ne s’adaptent pas à tous les cas, sans exception; les négatifs vigoureux nécessitent des bains plus forts en argent que les clichés faibles.
Lorsque la température est élevée, la concentration du bain positif pourra également être moindre que pendant l’hiver; néanmoins, lorsqu’on emploiera des bains d’argent sans addition d’autres sels, les résultats les meilleurs seront
obtenus avec un dosage de 10 à 20 pour 100; dans ce cas, on pourra se dispenser de faire subir au papier les fumigations ammoniacales.
Le papier simplement albuminé ne nécessite pas plus de 3 à 4 minutes de contact avec le bain d’argent, mais le papier albuminé deux fois, extra-brillant, devra flotter pendant 6 à 7 minutes au minimum sur un bain d’argent plus concentré, afin d’éviter les ampoules au sortir du bain d’hyposulfite de soude, et aussi pour faciliter l’action du virage, qui se ferait mal si le papier était resté trop peu de temps en contact avec la solution argentique.
Bain américain pour sensibiliser le papier albuminé.
Nous employons en Amérique le bain à l’a ni mon io- nitrate d’argent , que nous appliquons au papier albuminé ; les épreuves tirées par ce procédé ont des tons beaucoup plus riches que celles produites par le bain ordinaire généralement employé en France ; de plus, on obtient facilement avec ce bain des images vigoureuses avec des clichés faibles qui ne donneraient que des positives pâles et molles avec le bain d’argent simple.
Voici la formule que nous employons :
Nitrate d’argent cristallisé 1 00 grammes.
Eau distillée 750 —
Après dissolution, nous prenons 100 centimètres cubes du liquide, dans lequel nous versons goutte à goutte, en agitant le flacon, de l'ammoniaque liquide concentrée, jusqu’à ce que le précipité brun qui s’est formé tout d’abord soit redissous et que le bain ait repris sa limpidité; nous ajoutons alors