‹ La photographie en Amerique (volume 2)Chapitre 45 sur 131 · CAUSE DES IMPERFECTIONS DANS LES ÉPREUVES · texte numérisé non relu

CAUSE DES IMPERFECTIONS DANS LES ÉPREUVES

vaise qualité du papier ou un encollage insuffisant produisent le même effet.

Les points noirs sont causés le plus souvent par quelques grains de poussière qui se trouvent à la surface du bain d’argent et viennent s’attacher au papier; d’autres fois, ce sont des matières organiques ou des paillettes métalliques qui se trouvent dans la pâte du papier.

On doit toujours regarder le papier par transparence avant de le sensibiliser, afin de rejeter les parties qui présentent des places opaques ou transparentes, parce que ces défauts donneraient infailliblement des images tachées.

Lorsque l’image, au sortir du bain de virage et de fixage, offre une apparence bigarrée avec des teintes différentes, il faudra la laisser séjourner plus longtemps dans ce bain, et avoir soin que la feuille baigne dans le liquide d’une manière égale, et surtout éviter les bulles d’air qui sont cause, la plupart du temps, de ces accidents. Les feuilles devront être, du reste, examinées par transparence avant de les retirer définitivement, pour s’assurer que la teinte est égale sur toute la surface.

Quelquefois encore les épreuves terminées sont jaunes, et semblent fanées et décolorées, quoique l’opération du tirage ait donné des images vigoureuses. Cet effet se pré sente souvent lorsqu’on vire et fixe en même temps dans un bain d’hyposulfite au chlorure d’or acide qui dégage du soufre, lorsque le bain est trop vieux ou trop faible, ou encore quand l’épreuve reste trop longtemps dans ce bain, ou qu’elle est débarrassée trop lentement des agents fixateurs par le lavage final.

Le même effet se produit lorsque, par accident ou négligence, les épreuves séjournent dans une pièce où il se dégage des émanations acides, ce qui arrive fréquemment quand on traite les résidus dans le local où les photographies sont étendues pour sécher après le fixage et les lavages.

Avec les bains alcalins que nous avons indiqués pour le virage des papiers albuminés, on a moins à craindre ce danger; cependant, si l’épreuve restait trop longtemps dans le bain d’hyposulfite de soude, si ce bain était trop vieux, ou encore si l’épreuve n’était pas lavée avec soin dans une eau courante pour la débarrasser promptement de l’hyposulfite qu’elle contient, on verrait se produire ce défaut si désagréable à l’œil.

Dans tous les cas, le chlorure d’or employé pour le virage devra être complètement neutre ou rendu tel par l’addition d’un sel alcalin.

Il peut arriver que l’épreuve reste rouge après avoir subi l’action du bain alcalin, au lieu de passer au violet, puis au noir bleu; ceci provient le plus souvent de la faiblesse ou de l’acidité du bain d’argent sur lequel on a sensibilisé le papier, ou bien encore quand le négatif n’avait pas assez d’intensité pour permettre une impression vigoureuse : dans le premier cas, ajoutez de l’argent au bain en le neutralisant; dans le second, ajoutez au bain de sel, sur lequel vous préparez le papier, 25 centigrammes de chlorure d’or par litre. Dans ce cas, on devra sécher la feuille dans l’obscurité, avant de la sensibiliser comme à l’ordinaire.

Si cet effet était le résultat d’un bain d’hyposulfite de soude contenant du chlorure d’or acide (ce dont il serait facile de s’assurer au moyen du papier de tournesol), on ajouterait au bain quelques gouttes d’ammoniaque liquide.

L’imperfection qui se présente le plus fréquemment, et la plus difficile à éviter, est une apparence farineuse et cotonneuse de l’épreuve au sortir du bain d’or, apparence qui est surtout sensible lorsqu’on regarde la feuille par transparence. Ce défaut est généralement dû à la mauvaise qualité du papier ou de l’albumine, très-souvent aussi à un mauvais lavage au sortir du châssis. Pour l’éviter, lavez d’abord l’épreuve avec le plus grand soin ; puis, au lieu de la plonger

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