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PRÉPARATION DU PAPIER

Par les temps chauds, et lorsque le temps de pose a été dépassé , on pourra ajouter au révélateur quelques gouttes d’acide acétique.

Les épreuves sont immergées une à une, sans être lavées; on aura soin d’imprimer un mouvement de bascule à la cuvette, pour que la solution lès recouvre continuellement et exerce une action régulière qui empêchera les taches locales de se former. Après quinze ou vingt minutes d’immersion, si le temps d’exposition a été bien calculé, l’image aura atteint toute sa vigueur. Les épreuves seront alors passées rapidement dans une autre cuvette remplie d’eau fraîche, puis plongées dans un bain d’hyposulfite de soude à 23 p. 100, dans lequel elles seront maintenues en mouvement pendant dix ou quinze minutes.

On terminera ensuite, comme pour les épreuves sur papier albuminé, par un bon lavage à l’eau courante, afin de les débarrasser de l’agent fixateur.

Si on a bien opéré , et surtout avec une propreté parfaite , l’image sortira avec une belle coloration noire. On pourra toutefois modifier le ton, en les mettant dans un bain d’or aussitôt après le fixage.

Quelques opérateurs préfèrent employer, dans ce cas, le bain fixateur d’hyposulfite d’or décrit page 331, dans lequel les épreuves se fixent et se virent en même temps.

Autre méthode pour le tirage des épreuves positives par développement d’après M. Oppenheim.

Préparation du papier.

On prépare du petit-lait en coagulant du lait chauffé au moyen de l’acide tartrique ; on clarifie avec de l’albumine et

l’on filtre après avoir fait bouillir. Lorsque la' liqueur est refroidie, on ajoute 3 p. 100 d’iodure de potassium, et l’on filtre de nouveau.

On fait une seconde solution d’albumine que l’on mêle à égale quantité avec le petit-lait. On obtient ainsi une liqueur iodurée sur laquelle on doit laisser flotter les feuilles pendant une demi-minute, puis on les fait sécher.

Le papier ainsi préparé se conserve longtemps ; il gagne même en qualité en vieillissant.

Sensibilisation.

On prend une feuille de papier comme cela vient d’être indiqué; on le pose sur un bain de nitrate d’argent à 5 p. 100, sans addition d’acide acétique. Après un séjour d’une minute sur le bain d’argent, on retire le papier, que l’on pose sur la surface d’une nappe d’eau distillée, où il doit également rester une minute ; après quoi on le plonge dans une cuvette contenant beaucoup d’eau distillée, où on le laisse pendant cinq minutes environ.

La première eau doit être changée après un lavage de trois ou quatre feuilles; la deuxieme eau sert pour un plus grand nombre.

Ce double lavage est nécessaire.

Le premier doit se faire en posant seulement le papier sur la surface de l’eau, parce que l’on évite ainsi les taches oui saliraient le dos du papier si l’immersion était complète au sortir du bain de nitrate. L’albumine, en effet, n’étant pas assez coagulée, il se forme au contact de l’eau une décomposition partielle susceptible de produire ces taches.

Ce danger n’existe plus lors du deuxième lavage qui complète l’opération ; il ne reste plus qu’à le sécher dans du papier buvard.

FIXAGE

Exposition à la lumière.

L’exposition se fait soit dans le châssis positif à la lumière diffuse, soit dans l’appareil à amplification par la lumière solaire ou artificielle ; quelques secondes suffisent.

L’image doit être à peine visible au sortir du châssis.

Développement.

On développe avec une solution d’acide gallique, dans laquelle on ajoute un peu d’acide acétique cristallisable et de la solution d’argent.

La première eau de lavage peut servir pour le développement, mais après un filtrage préalable au kaolin.

Formule du développement.

Eau distillée du premier lavage . . . . 100 grammes.

Acide gallique 1 —

Solution à 15 p. 100 de nitrate d’argent. . 6 c. c.

Acide acétique 3 grammes.

On peut activer le développement à l’aide de la chaleur. Quand l’épreuve a atteint le degré de vigueur voulu, il suffit d’arrêter le développement par quelques lavages à l’eau ordinaire .

Fixage.

On fixe dans un bain d’hyposulfite de soude à 20 pour 100. L’épreuve est fixée dès que le ton jaune a disparu pour faire place à une jolie couleur sépia. Si l’image restait rouge, c’est

que le temps de pose aurait été dépassé, ou que le bain d’argent employé était trop pauvre en nitrate. On peut, si on le désire, virer l’épreuve au chlorure d’or, qui lui donne une couleur de dessin à la mine de plomb.

On peut, par ce procédé, imprimer des épreuves par un ciel très-couvert, lorsqu’il est impossible de le faire par les moyens ordinaires.

Des clichés trop faibles donneront parfois d’assez bonnes épreuves.

Les épreuves traitées ainsi ont une grande solidité (1).

Un autre procédé non moins bon consiste à iodurer le papier positif dans une solution composée de :

Eau distillée 50 c. c.

Albumine pure 50 —

lodure de potassium 4 gr. 5.

Bromure de potassium 1 gr. 2.

Cyanure de potassium 0 gr. 2.

Chlorure d’ammoniaque 2 grammes.

dans laquelle il sera immergé pendant deux ou trois minutes, puis suspendu pour sécher.

Il sera bon, avant de faire subir au papier l’ioduration que nous venons d’indiquer, de lui donner un encollage à l’albumine neutre, c’est-à-dire sans addition d’aucuns- sels, pour que la dernière préparation reste à la surface au lieu de pénétrer dans la pâte, comme cela se manifeste souvent lorsqu’on ne prend pas cette précaution ; après l’ioduration, on pourra coaguler l’albumine en passant chaque feuille sur un bain d’alcool.

La sensibilisation se fera en laissant la feuille pendant deux

minutes sur le bain suivant :

Eau distillée 300 grammes.

Nitrate d’argent 24 —

Acide acétique cristallisable 22 c. c.

Bicarbonate de soude 50 centigrammes

(1) Moniteur de la photographie.

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