PROCÉDÉ EXPÉDITIF POUR TIRER DES ÉPREUVES
Le mélange devra, au préalable, reposer quelques heures, puis être filtré.
L’image sera développée au moyen de :
Eau filtrée 1 litre.
Acide gallique 10 grammes.
puis fixée dans une solution concentrée d’hypo sulfite de soude.
Le papier préparé comme nous venons de l’indiquer est extrêmement sensible, il devra donc être tenu à l’abri de toute lumière blanche; l’exposition sera très-courte, soit qu’on se serve de l’appareil solaire, soit qu’on imprime sous un cliché.
Les épreuves obtenues par l’iodure d’argent et développées avec l’acide gallique tendent généralement à prendre une teinte verdâtre désagréable à l’œil; on pourra facilement obvier à cet inconvénient en plongeant les images dans une solution d’ammoniaque très-faible ( ammoniaque liquide diluée), dans laquelle elles resteront quelques minutes.
Procédé expéditif pour tirer des épreuves positives sur papier, lorsque le temps est trop couvert pour employer les procédés ordinaires.
En hiver, et par un jour très- sombre, lorsqu’il est impossible d’imprimer par le procédé ordinaire et que cependant il serait urgent d’obtenir une épreuve positive, on trouvera quelquefois utile d’employer un procédé qui, sans être parfait, donne des images passables.
Pour cela on prépare chaque feuille de papier en la fais-
sant d’abord cinq minutes sur une solution de bichlorure de mercure, dans la proportion suivante :
Solution saturée de bichlorure de mercure 25 c. c.
Eau filtrée 500 grammes.
On laisse sécher, puis on sensibilise également pendant cinq minutes sur un bain d'azote d’argent à 10 pour 100. Cette opération doit être conduite dans l’obscurité la plus complète, on devra même couvrir le châssis avec soin jusqu’au moment de son exposition à la lumière, qui a lieu à l’aide du châssis à reproduction comme un tirage ordinaire; après être resté à la lumière une minute au plus, même par un jour sombre, le châssis est de nouveau recouvert pour le transporter dans la chambre obscure, où on retirera l’épreuve qui apparaîtra faiblement et qu’on développe avec une solution de sulfate de fer composée de :
Eau filtrée 500 grammes.
Sulfate de protoxyde de fer 16 —
Acide acétique cristallisable 8 c. c.
L’épreuve, mise à plat sur une glace de dimension convenable, sera d’abord mouillée à l’eau distillée, puis développée par l’application de cette solution jusqu’à ce qu’elle ait atteint le degré de vigueur désiré; on la lave immédiatement, puis on la fixe à l’hyposulfite de soude, et enfin on termine par des lavages soignés, comme pour les épreuves obtenues par les autres méthodes.
Méthode pour imprimer , finir et livrer une épreuve photographique très-solide sur papier, en quinze minutes.
Il est parfois utile de pouvoir produire un positif sur le