DU SATINAGE
faitement régulier sur toute la surface, sans risquer jamais de noircir les épreuves par une pression trop forte d’un seul côté, comme cela arrive avec d’autres systèmes ; la poignée de ce levier placé immédiatement au-dessus du volant, permet au satineur de régler sa pression sans avoir besoin de tourner autour de la machine, comme cela a lieu dans les systèmes à deux vis ou à une vis au milieu, dont la pression ne peut être équilibrée d’une façon aussi exacte.
Fig. 50. — Cylindre à plaque mobile, système Briard.
Lorsqu’on veut satiner des épreuves photographiques , elles sont placées, la face en dessous, sur la plaque d’acier parfaitement nettoyée ; la pression est réglée en raison de l’épaisseur du carton , et on fait tourner le volant qui met la plaque en mouvement. L’opération pourra être répétée deux ou trois fois, en augmentant chaque fois la pression , si on veut obtenir un glaçage parfait.
Lorsque le laminoir est au repos , on doit avoir soin de
desserrer le cylindre et de couvrir l’appareil, pour éviter que la poussière ne s’attache dans les rouages en les encrassant.
Toutes les parties polies pourront être maintenues dans un état parfait de propreté, en les frottant avec un morceau de flanelle imbibée d’essence de térébenthine, puis avec de l’alcool.
On aura soin de verser fréquemment de l’huile de pied de bœuf dans les trous des coussinets , pour rendre le roulement plus facile et pour éviter le grippage.
Dans certains pays humides, et dans les ports de mer surtout, où les vapeurs salines oxydent facilement les plaques d’acier, on les remplacera avantageusement par des pierres lithographiques. Quant aux plaques en glaces, nous n’en conseillons pas l’emploi, à raison des difficultés qu’on éprouve à les faire repolir lorsqu’elles sont rayées.
Satinage à chaud et par frottement.
Ce qui prouve combien la question de progrès, en ce qui touche le nouvel art préoccupe les spécialistes des deux mondes, c’est la découverte simultanée en France et en Amérique d’un nouveau système de glaçage basé sur le même principe; déjà, en 1864, M. Yanakère avait indiqué la chaleur comme moyen d’augmenter le brillant des épreuves photographiques, mais la seule modification apportée à cette époque, aux cylindres ordinaires, était le chauffage de la plaque mobile avant l’opération.
M. Honoré Muhé, en France, avec la collaboration de M. Baudelair, de Strasbourg, a inventé un nouveau mode de glaçage très-ingénieux, dont les résultats sont incontestablement supérieurs à tout ce qu’on peut obtenir par le satinage sur un laminoir à plaque mobile. Ce mode de glaçage s’ap-