‹ La photographie en Amerique (volume 2)Chapitre 74 sur 131 · TRANSPORT DES POSITIVES DIRECTES · texte numérisé non relu

TRANSPORT DES POSITIVES DIRECTES

de la main gauche, par un des angles, la glace sur laquelle se trouve l’image positive à transporter séchée et refroidie , mais non vernie, et on la maintient à peu près horizontale, le collodion en dessus ; on la couvre alors de la solution suivante :

Alcool à 40 degrés 100 c. c.

Acide nitrique pur 30 gouttes.

On maintient cette solution sur l’image pendant quelques instants; on recommence une seconde et même une troisième fois cette opération, en laissant ce liquide pendant une minute environ à la surface. On le remet définitivement dans le flacon, puis on laisse égoutter la glace, en la tenant verticalement jusqu’à ce que l’un des coins commence à sécher; à ce moment on applique vivement l’image sur la toile cirée disposée à la recevoir; on saisit la partie inférieure de la toile cirée et de la glace entre le pouce et l’index de chaque main ; on appuie, en tirant et en faisant glisser sur le rebord de la planche, la toile cirée et la glace, mises ainsi en contact parfait, de manière à chasser les bulles d’air qui pourraient rester entre l’image et la toile cirée ; on répète ce frottement plusieurs fois, jusqu’à ce que l’image soit bien adhérente à la surface unie de la toile ou du cuir, et que les bulles aient entièrement disparu ; on applique alors un verre de même dimension derrière la toile cirée et on maintient le tout ensemble au moyen de quelques pinces américaines à ressort, on laisse sécher quelques minutes, en exposant soit au soleil, soit près d’un feu doux, puis on soulève un coin pour s’assurer que l’image est bien adhérente ; on sépare alors la toile de la glace, en tirant également et sans secousse ; la couche de collodion qui formait l’image sur la glace reste appliquée, d’une manière très-solide, sur la toile cirée qui forme fond, et l’image est redressée ; puisque le

collodion est à la surface, il servira de vernis, ce qui rendra les épreuves d’une grande solidité.

Les images obtenues ainsi sont d’une finesse extraordinaire ; traitées par le procédé que nous venons d’indiquer, en appliquant l’épreuve séchée après le lavage définitif, les tons sont d’une richesse bien supérieure à ceux des épreuves dont l’application se fait pendant que le collodion est encore humide, car alors l’image reste grise dans les blancs et sombre dans son ensemble.

Le procédé, comme nous l’avons dit, est très-simple en lui-même, et s’exécute avec beaucoup de facilité et en quelques minutes seulement. Il faut néanmoins un peu d’habitude pour bien réussir. Nous avons remarqué que les collodions, sensibilisés avec des iodures de cadmium, de potassium ou de zinc, donnent de meilleurs résultats que ceux sensibilisés avec l’iodure d’ammonium. Certains cotons azotiques donnent aussi de très-mauvais résultats. Une petite quantité de camphre, 1 gramme environ pour 200 centimètres cubes de collodion, facilite le décollage de la couche, tout en lui donnant une plus grande sensibilité.

Transport des épreuves positives directes sur papier noir glacé.

Gomme laque blanche 16 grammes.

Borax 16 —

Eau ordinaire 250 —

Faites dissoudre le borax dans l’eau, puis ajoutez la gomme laque, dont vous faciliterez la dissolution, en chauffant avec une lampe à alcool.

Coupez une feuille de papier noir glacé, un peu plus large en tous sens que la glace où se trouve l’image à transporter,

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