FERROTYPES OU ÉPREUVES POSITIVES DIRECTES
versez sur cette feuille placée à plat sur une autre glace (le côté glacé en-dessus), une quantité de la solution indiquée, suffisante pour quelle soit entièrement recouverte, laissez égoutter jusqu’à ce qu’un coin commence à sécher, appliquez alors cette feuille sur l’image positive préalablement séchée, laissez le tout ensemble séjourner pendant huit ou dix minutes dans une cuvette pleine d’eau propre, puis décollez de la glace la feuille de papier qui entraînera l’image, que vous appliquerez ensuite sur la feuille de papier gommé; faites sécher doucement et émargez; cette préparation est aussi simple que possible et peut s’appliquer à toute épreuve que l’on voudra conserver, sans s’embarrasser d’un verre lourd et cassant.
Ferrotypes ou épreuves positives directes sur plaques de tôle mince, recouvertes de laque de Chine, pour médaillons, etc.
Un procédé très-ingénieux a été adopté depuis quelques années aux États-Unis d’Amérique pour faire des portraits miniatures qu’on peut, tout en conservant les qualités de finesse et de brillant des positifs sur verre, façonner sur la forme et la dimension des médaillons dans lesquels on veut les enfermer. Ce procédé consiste à remplacer la glace par une plaque de tôle très-mince, enduite à la surface d’un vernis du Japon ou laque de Chine noire, parfaitement uni ët glacé. Ces plaques, de toutes dimensions, qui se vendent, aux États-Unis, par boîtes et à très-bas prix, dans les maisons spéciales de matériel photographique, se nomment plaques înélainolypes ou ferrotypes. Elles réunissent, selon nous, toutes les qualités désirables pour ce genre d’épreuves; elles offrent aussi cet avantage que, lorsqu’une personne désire
obtenir un portrait, et qu’elle n’a pas le temps d’attendre plusieurs jours, comme cela est nécessaire pour la photographie sur papier, on peut aisément la satisfaire en quelques minutes et lui donner une épreuve charmante de fini, d’une grande solidité, très-légère, coloriée si elle le désire, et, pardessus tout, susceptible d’être envoyée dans une lettre, sans crainte de fracture. Il se fait ainsi un échange immense de portraits dans tous les États de l’Union américaine.
L’opération est, du reste, exactement la même que celle décrite pour les positifs sur verre. Lorsque le collodion, un peu mince et trop peu ioduré, offrira une couche d’une intensité insuffisante, on couvrira la plaque de deux couches successives pour avoir une image vigoureuse. L’épreuve terminée, séchée et coloriée, on la couvrira d’une couche de vernis blanc pour la préserver; le vernis noir devient inutile, puisque la couche de laque de Chine dont est recouverte la plaque le remplace.