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CHAPITRE Vil

Chambre solaire universelle sans réflecteur pour amplification des épreuves positives d’après un cliché de petite dimension. — Appréciation et description de cet appareil ; avantages pratiques qu’il présente sur tous ceux construits pour le même usage. — Appareil solaire à réflecteur de M. Woodward. — Appareil dialy tique du Dr V. Monckhoven. — Appareil Talbot pour amplification au moyen d’une lampe à oxygène.

Les agrandissements peuvent se faire de trois manières différentes : l’une, qui consiste à reproduire une petite image au moyen de la chambre noire, en faisant directement un grand cliché, comme nous l’avons indiqué page 191, la seconde, au moyen d’un positif par transparence, avec lequel on produit également un grand cliché (voyez page 206), et enfin la chambre solaire, avec ou sans réflecteur, qui permet d’imprimer directement sur papier sensible des images de toutes dimensions, d’après des clichés extrêmement petits. C’est de ce dernier système que nous allons nous occuper.

Malgré les défauts dont se trouve entaché, théoriquement parlant, le procédé de l’agrandissement des épreuves tirées directement sur chlorure d’argent par l’appareil solaire à lumière convergente concentrée par une lentille bi-convexe, piano-convexe ou ménisque, ses avantages pratiques nous le font préférer de beaucoup à l’usage des négatifs de trop grandes dimensions, dont l’obtention offre des difficultés inouïes de manipulation aussitôt qu’ils dépassent une cer-

taine grandeur. Que Ton se figure, en effet, les difficultés que présente la production d’un bon cliché de 60 sur 88 centimètres ou de 1 mètre sur lm30. Le nettoyage de la glace d’abord, l’étendage du collodion sur une' semblable surface, la mise au bain d’argent; puis, après la pose, le développement, le renforçage, le fixage d’une pareille épreuve, les soins qu’il faut apporter pour éviter qu’un grain de poussière, une pellicule de collodion, ou tout autre des accidents si nombreux, ne vienne se produire et gâter la plaque ; l’ennui et la perte causés par une épreuve de ce genre qui n’est pas venue convenablement, ou qui est gâtée par un accident semblable; sans compter les déformations que tous les soins apportés dans son exécution n’empêcheront pas de se produire, puisqu’elles sont le résultat des lois précises de l’optique, et que forcément l’image sera défectueuse et choquera l’œil par des proportions exagérées dans les plans qui s’écarteront sensiblement du foyer. Ainsi, dans un portrait, où on met généralement au point sur les yeux, les parties du corps qui se trouveront en avant ou en arrière se reproduiront avec des formes étalées, sans netteté dans les contours, et par conséquent hors de toute ressemblance et de toute vérité.

Ce que nous disons pour le portrait se reproduira dans les paysages à grands effets de perspective qui seront obtenus par des instruments dont le foyer restera forcément le même quoique le point de vue se dessine sur plusieurs plans distincts.

Si donc, au lieu de reproduire soit un paysage, soit un portrait par un cliché pris directement sur le modèle, de la dimension voulue, on recule l’objectif à une distance telle que les angles de divergence soient sensiblement égaux, tous les points extérieurs, quelle que soit leur distance, viendront se réfracter nettement au foyer principal, et se dessiner rigoureusement et avec leurs proportions sur la

glace dépolie; ce dessin sera nécessairement beaucoup plus petit, mais en même temps beaucoup plus parfait, et d’autant plus exact et plus net, que le modèle aura été plus éloigné des lentilles de l’instrument. De plus, les petites épreuves sont produites avec plus de facilité et plus de perfection que les grandes.

D’après ce qui vient d’être dit, on voit que les conditions les meilleures pour obtenir une image amplifiée se rapprochant le plus de la nature, sont d’abord la reproduction du dessin sur un cliché de la plus petite dimension possible, 1/6 ou 1/4 de plaque par exemple, pour que chaque point de l’image soit bien accentué et bien net, ensuite un appareil construit de telle façon que la lumière solaire traverse le cliché perpendiculairement à son plan.

On a adressé des reproches fondés peut-être aux instruments et appareils solaires américains, dans lesquels le faisceau de lumière convergente ne permettait pas, selon la critique, d’imprimer l’image d’une manière suffisamment nette; cette démonstration, peut-être vraie en théorie et qui pourrait faire croire que ces appareils ne peuvent donner aucun bon résultat, se trouve singulièrement exagérée si on examine une foule d’épreuves produites par ces instruments, épreuves dont la netteté et la finesse sont au-dessus de tout éloge. Nous allons cependant signaler un nouveau perfectionnement apporté par nous à ces instruments, qui, croyonsnous, par la commodité et la rapidité avec lesquelles on opère, jointes à une netteté parfaite résultant de la nouvelle disposition de la lentille collectrice et de la suppression du réflecteur, ne laissent rien à désirer.

Get appareil, très-peu volumineux eu égard à la dimension des épreuves qu’il produit, peut se placer dans une cour, un jardin, sur une terrasse, en un mot, partout où le soleil se montre; il peut se transporter facilement d’un point à un autre, et permet d’imprimer sans interruption, depuis le

lever jusqu’au coucher du soleil, ce qui n’a jamais lieu avec les mégascopes ordinaires à réflecteur, pour l’emploi desquels il faut un appartement spécial, souvent dispendieux, ne permettant de travailler que quelques heures seulement dans la journée.

Ce qui rend surtout cet appareil précieux, c’est la rapidité avec laquelle l’image s’imprime, soit qu’on se serve de papier chloruré ou albuminé, et c’est celui que nous préférons, soit qu’on emploie le papier ioduré pour développer l’image ensuite.

Cette rapidité, beaucoup plus grande que dans les appareils de constructions différentes, est due, d’abord, à la suppression du réflecteur, qui absorbe une grande quantité des rayons actiniques de la lumière qu’il transmet; ensuite et surtout, à l’emploi d’un objectif dont la combinaison projette l’image amplifiée à une distance beaucoup plus rapprochée que ceux dont on fait généralement usage ; ce qui fait que le faisceau de lumière projetée par le condensateur, étant plus concentré, a une action beaucoup plus rapide et'plus forte, l’image est alors imprimée plus rapidement, et les détails, par les mêmes raisons, sont plus fouillés, plus accentués et plus nets, comme on peut s’en convaincre en jetant un coup d’œil sur les figures 56 et 57. Cet appareil repose sur les mêmes principes que celui de Woodward, à l’exception du réflecteur qui est supprimé, puisque, par la nouvelle disposition de la chambre, le * condensateur reçoit les rayons lumineux directement. Mais ce simple changement, outre beaucoup d’autres avantages que nous énumérerons plus loin, permet, comme on pourra s’en convaincre, d’obtenir une netteté beaucoup plus grande que celle fournie par l’appareil à réflecteur, dans lequel ce réflecteur, l’objectif, et enfin l’écran sur lequel est fixé le papier sensibilisé étant indépendants les uns des autres, les moindres vibrations soit du plancher, soit du support de l’appareil principal, multi-

plient inévitablement par trois les chances de flou de l’image agrandie, quelle que soit la netteté primitive du cliché. Ce défaut est d’autant plus grand que l’image a été plus longue à imprimer ; or, dans le nouyel appareil, les rayons solaires sont reçus directement, la lumière a donc une intensité plus considérable que lorsqu’elle est transmise par un réflecteur, et l’objectif amplifiant étant dans les meilleures conditions possibles pour concentrer ces rayons sur l’image, l’exposition est nécessairement moindre d’abord; ensuite, le châssis où est fixé le papier sensibilisé devant recevoir l’image étant, aussi bien que toutes les pièces qui forment l’appareil, dépendants et solidaires les uns des autres par leurs dispositions intérieures , aucune vibration ou mouvement de l’appareil même ne 'peut avoir d’effet sur le résultat définitif, , car alors tous les mouvements se produisent dans le même sens, ainsi que cela a lieu à bord d’un navire secoué par le roulis.

Une autre difficulté non moins grande et qui est une des causes principales du peu de netteté qu’on reproche avec raison aux épreuves obtenues avec les appareils grandissants à réflecteur, est le maintien continuel et rigoureux du miroir en relation avec les mouvements du soleil, pour que les rayons réfléchis passent par le centre du condensateur. Ces mouvements, quelle que soit l’attention qu’on apporte à l’opération, et la perfection des rouages qui servent à le produire, ne peuvent pas toujours empêcher un manque de parallélisme exact entre ces deux pièces importantes de l’appareil, fatal pour la netteté de l’image agrandie. Dans le nouvel appareil, cette question est beaucoup moins importante, parce que l’angle de divergence qui peut se produire dans ce cas est tellement aigu, en raison de la distance du soleil au condensateur, qu’il est pour ainsi dire insignifiant. C’est pourquoi nous maintenons que cette nouvelle chambre solaire, dans des conditions semblables,

doit produire dans tous les cas plus de netteté et de finesse que celles qui nécessitent un réflecteur.

Le nouvel appareil offre donc, sur l’ancien, les avantages suivants :

1° Rapidité beaucoup plus grande pour l’impression de l’image positive;

2° Netteté incontestablement supérieure, qui dispense des retouches lorsque le cliché est parfait ;

3° Possibilité d’opérer sans interruption depuis le moment où le soleil se lève jusqu’à l’instant où il se couche, ce qui ne peut jamais avoir lieu avec l’appareil à réflecteur;

4° Suppression d’un local dispendieux et souvent difficile à se procurer en ville, en raison des exigences de lumière.

Enfin, un prix de revient de beaucoup inférieur, ce qui ne laisse pas que de mériter quelque considération.

Gomme nous l’avons expliqué , l’objectif employé dans la nouvelle chambre concentrant les rayons solaires sur la feuille sensibilisée à une distance beaucoup moindre que des objectifs de plus grande dimension employés jusqu’alors, l’impression est beaucoup plus rapide : cette combinaison d’optique est donc d’une grande puissance; néanmoins, tout objectif double peut être employé, pourvu que sa longueur focale soit à peu près égale à la diagonale du cliché à amplifier ; les objectifs aplanétiques , dans les mêmes conditions de foyer, sont ceux que nous employons de préférence en raison de leur peu d’aberration sphérique et de leur absence de distorsion.

On rejettera les condensateurs d’une couleur verdâtre, car l’image s’imprimerait moins vite au centre qu’à la circonférence, par suite de l’absorption plus considérable des rayons chimiques dans la partie épaisse ; on devra préférer ceux en verre bien blanc à base de zinc.

Le condensateur devra être proportionné à la dimension des images à reproduire, car plus la lentille est grande et

plus elle renvoie (le lumière , par suite plus l’impression est rapide ; cependant, lorsque le diamètre dépasse 30 centimètres, l’épaisseur du verre s’oppose à une proportion croissante de rapidité très-sensible.

Les lentilles ménisques ont surtout une grande propriété éclairante, à raison de leur peu d’épaisseur au centre; mais leurs rayons de courbure, très-prononcés à l’extérieur, obligent à un centrage plus attentif du soleil.

On devrait rejeter les lentilles dont le foyer solaire aurait une longueur dépassant une fois et demie à deux fois le diamètre, parce que le cercle lumineux serait trop rétréci.

Nous allons maintenant donner la description et les dessins de cet appareil.

Les figures 56 et 57 représentent la chambre solaire universelle sans réflecteur, d’après notre système, montée sur son pied à pivot; le corps de l’appareil est en noyer et tôle, noirci intérieurement.

A (fig. 57), représente une lentille piano-convexe, biconvexe ou ménisque d'une grande puissance, dont le diamètre est en proportion de la dimension des images à amplifier. B est un objectif double, ou aplanétique, construit spécialement, ayant un foyer proportionné à la dimension du cliché à amplifier (1). G, un cadre contenant le cliché à agrandir, que l’on peut toujours placer au centre au moyen de la coulisse horizontale et verticale qui y est adaptée. D, un petit volet à charnière, garni d’un verre jaune, servant à observer les progrès de l’impression. E, le fond d’un châssis à rideau ou à coulisse, dans lequel on fixe avec des punaises

(1) Il est très-important que le cliché soit d’une dimension proportionnée à l’objectif dont on se sert pour amplifier, c’est-à-dire sur une glace 1/4, si on se sert d’un objectif 1/4; sur une glace 1/6 ou carte, si on se sert d’un objectif 1/6, dont nous, avons calculé les foyers appropriés à ce genre de travail, sans cela le cône lumineux produit par le condensateur ne couvrirait que le centre du cliché, qui sérail infailliblement brisé par l’inégale dilatation produite par la chaleur des rayons solaires ainsi inégalement répartis.

la feuille préparée pour recevoir l’image ; ce châssis mobile s’adapte à l’extrémité du cône de l’appareil au mo}ren d’une coulisse. F représente un engrenage en fonte (demi-cercle), servant, avec la manivelle à vis sans fin G, à donner à l’ap-

Fio. 56. — Appareil solaire sans réflecteur, système A. Liébert.

pareil l’inclinaison voulue, en raison du mouvement ascensionnel du soleil , pour que ses rayons frappent toujours verticalement dans l’axe de la lentille collectrice A (1).

(1) Deux guidons fixés extérieurement sur le côté de l’appareil permettent de s’assurer continuellement du cenlrage du soleil, par le filet lumineux qui, du premier guidon, se projette sur le second placé dans une position parallèle avec l’axe du condensateur et de l’objectif.

agrandissements par la chambre solaire 421

H est le pied à pivot, au moyen duquel l’appareil entier opère le mouvement de rotation qui lui permet de recevoir incessamment les rayons solaires dans son axe au fur et à mesure, que le soleil décrit son cercle dans l’espace ; la manivelle à vis sans fin S, communiquant à un engrenage circulaire qui se trouve dans ce pied, imprime à l’appareil un mouvement égal et doux pendant l’opération. L’engrenage circulaire placé dans le pied pour faire pivoter la chambre, aussi bien que le demi-cercle destiné à lui imprimer le mouvement de bascule au moyen duquel on peut maintenir continuellement le soleil dans l’axe du condensateur A, à la condition de les faire marcher à la main, pourront être remplacés par un mouvement parallactique ou équatorial, qui, avec un mécanisme d’horlogerie puissant, fera suivre à l’appareil tous les mouvements du soleil sans avoir besoin d’y toucher; il suffira pour cela de régler l’héliostat lorsqu’on voudra en faire usage, selon l’heure du jour et la déclinaison du soleil.

J et K sont deux boutons communiquant à deux crémaillères intérieures, servant à éloigner ou à rapprocher, l’un, l’objectif du condensateur A, et à le placer à son foyer; l’autre, le châssis qui contient le cliché à amplifier, pour le mettre au foyer de l’objectif.

L est la crémaillère de l’objectif B, servant également à mettre l’image au point.

N est une ficelle correspondant à un cadre à ressort, garni de papier de soie ou d’une glace dépolie, qui vient s’interposer à volonté devant l’objectif et masquer le dessin tout en laissant pénétrer la lumière diffuse lorsqu’on veut observer les progrès de l’impression en regardant par le volet D. O est la crémaillère à manivelle servant à rapprocher ou à éloigner du châssis E qui contient la feuille sensibilisée; l’avant-train JK supportant l’optique et le cliché, il peut avancer et reculer au moyen de la partie à soufflet PQ, selon

la dimension qu’on veut donner à l’image. Il est ensuite fixé solidement à l’aide de deux vis de pression qui se trouvent sous le chariot sur lequel il glisse.

M est le couvercle en bois qui sert à couvrir la lentille A, lorsqu’on veut arrêter l’impression.

La dimension que nous adoptons, donnant comme maximum des épreuves de 65 sur 90 centimètres, peut être modi-

Fig. î>7. — Coupe de l’appareil solaire sans réflecteur.

fiée au gré de l’opérateur, tout en conservant le même principe amplificateur, c’est-à-dire en recevant les rayons solaires directement sur le condensateur A, sans l'intervention du réflecteur, en réglant le grandissement des repro-

ductions sur le tirage de l’appareil et de la dimension de l’objectif adapté.

Cette chambre peut servir :

lo A l’amplification directe, sur papier chloruré albuminé, d’images qui n’ont plus qu’à être virées et fixées, comme celles tirées dans un châssis à presse ;

2° A l’amplification directe, sur papier ioduré, d’images qu’on aura à développer ensuite , comme il est indiqué page 341 ;

3° A l’amplification directe sur glace collodionnée , lorsqu’on voudra obtenir un grand cliché pour le tirage d’un très-grand nombre d’épreuves positives ; pour cela on convertira d’abord le petit négatif original en un positif par transparence, comme il est décrit page 206 (1) ;

4° A l’amplification directe, sur glace collodionnée, d’une petite image à reproduire; pour cela on retirera le condensateur de l’appareil, et l’objectif 1/4 sera braqué sur l’image à copier ;

5° Aux reproductions et aux vues qui nécessitent une chambre d’un très-long tirage; pour cela on aura à remplacer l’objectif 1/4 par un objectif simple pour vues de diamètre nécessaire à raison de la dimension de l’épreuve à reproduire ;

6° Enfin cette même chambre, en y adaptant un objectif double de 6 pouces, sera dans les meilleures conditions pour faire directement des portraits d’une grande dimension. Pour cela l’appareil sera placé horizontalement au moyen de l’engrenage F, et maintenu fixe dans cette position aux deux extrémités par deux chevalets ad hoc.

Des châssis à rideaux avec intermédiaires pour glaces col-

(l) Dans^ le cas où on voudrait opérer sur collodion humide, il faudrait diminuer considérablement la lumière en supprimant le condensateur d’une part, et en plaçant d’autre part une glace dépolie à l’arrière du cliché ; car, sans ces précautions, les épreuves seraient toutes solarisées, quelque rapidité qu’on metle a ouvrir et fermer l’obturateur.

lodionnées permettent tous les genres de travail que nous venons d’énoncer.

Lorsqu’on voudra agrandir une image quelconque, le cliché à amplifier sera placé dans le châssis G d’abord, puis l’appareil sera braqué au moyen des manivelles G et S, de façon que les rayons solaires tombent dans son axe ; l’objectif B sera mis au foyer du condensateur A, en le faisant avancer ou reculer avec le bouton K, jusqu’à ce que le cercle lumineux se dessine clair et net sur les bords au fond de l’appareil; pour cela, il suffit de regarder par le volet D. On donnera à l’image la dimension désirée, en faisant glisser avec la manivelle O l’avant-train de la chambre ; quand cela est fait, on le fixe au moyen des vis de pression placées sous le chariot. L’image sera alors mise au foyer de l’objectif en faisant marcher avec le bouton J le châssis qui supporte le cliché. Ges opérations préparatoires terminées, on portera le châssis dans le laboratoire pour y fixer avec des punaises la feuille de papier sensibilisée; le châssis sera remis à sa place, la coulisse levée, le point rectifié; il ne restera plus qu’à maintenir sur le condensateur les rayons solaires à l’aide des manivelles G et S, jusqu’à ce que l’image soit imprimée. On pourra suivre, du reste, les progrès de l’impression en tirant le bouton N qui correspond au châssis de papier de soie destiné à masquer le dessin pendant qu’on regarde par le petit volet D.

L’action du soleil est d'autant plus rapide qu’il approche du zénith. En été, lorsque les rayons solaires ont une puissance actinique considérable, on imprimera facilement des épreuves agrandies sur chlorure d’argent d’une dimension de 57X88 centimètres, avec un petit cliché 1/4, en une heure environ; les grandeurs au-dessous, telles que 44X56 centimètres, viendront aisément en 30 ou 40 minutes, si le négatif réunit les conditions de transparence convenable, et si surtout il n’est pas solarisé.

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