‹ La photographie en Amerique (volume 2)Chapitre 82 sur 131 · ÉPREUVES MICROSCOPIQUES · texte numérisé non relu

ÉPREUVES MICROSCOPIQUES

reliques du monde des anciens dans les merveilleux temples d’Égypte. On peut encore, sans quitter son fauteuil, se promener au milieu des scènes pittoresques et bizarres de la Chine et du Japon, admirer les minarets aux dômes dorés de l’Asie, et assister aux curieux mystères de la vie dans le désert ; enfin, on peut fouler aux pieds, sans éprouver les fatigues d’un long pèlerinage, la classique Italie, la Grèce aux riches souvenirs, et le calvaire d’où est sortie la religion du Christ.

Quel plus ravissant spectacle peut attirer et charmer l’homme dans sa retraite, que celui de ces scènes animées ou grandioses des naturels de tous les pays où l’imagination vagabonde aime à se transporter, après les récits plus ou moins véridiques de quelques voyageurs ! Quoi de plus instructif que cette description pour ainsi dire palpable des costumes, des types, et en quelque sorte des différentes peuplades qui vivent sur notre globe sous différentes latitudes, et que nul crayon ne peut rendre avec ce cachet de vérité que seul le stéréoscope sait produire !...

Nous pourrions nous étendre plus longuement et faire un panégyrique beaucoup plus long sur la beauté de cette découverte importante, si nous ne craignions de sortir du cadre restreint que nous nous sommes tracé en écrivant cet ouvrage ; chacun, du reste, peut apprécier les beautés que nous venons d’esquisser brièvement, car cet instrument, aussi bien que les milliers de paysages qui forment la collection universelle, sont maintenant répandus à profusion à des prix qui les mettent à la portée de toutes les bourses.

Épreuves microscopiques.

Les épreuves microscopiques, visibles seulement sous un fort grossissement, sont depuis quelque temps répandues à

profusion; on les monte en breloques, en épingles, etc., etc. Ge qui les a fait accueillir avec faveur, c’est la possibilité de réunir sous un très-petit volume des groupes charmants ou des portraits aimés.

Ces images se font sur des lames de verre très-mince, soit au procédé à l’albumine, soit avec du collodion trèsfluide et très-homogène, ne formant par de stries.

Pour obtenir ces épreuves , qui sont nécessairement positives, par transparence, on se sert d’une chambre noire spéciale d’un très-grand tirage; le cliché à reproduire est -placé verticalement à l’un des bouts de l’appareil que l’on expose en pleine lumière , et l’autre extrémité de la chambre noire est munie d’un objectif à très-court foyer monté sur-un multiplicateur dont le mécanisme doit fonctionner avec une justesse mathématique, pour produire des images microscopiques parfaites. La mise au point est facilitée par un microscope adapté à l’appareil.

La pose varie de 1 à 10 secondes, selon la lumière et le mode d’opération.

Lorsque les petites images photographiques sont développées et sèches, on les découpe par petits carrés avec un diamant; on place le stanhope (ou tube servant à grossir l’image ) sur le couvercle d’un fourneau légèrement chauffé; le bout plat de chaque stanhope est enduit de baume du Canada, et on y applique un des petits carrés de verre, sur lequel se trouve une image microscopique; on presse doucement pour faire coller l’image à l’extrémité du tube, puis on laisse sécher.

On terminera, en débordant le verre avec une meule d’opticien pour l’arrondir et lui faire prendre la forme du stanhope, avec lequel il ne doit plus faire qu’un désormais.

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