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PRINCIPES SUR LESQUELS REPOSENT LES PROCÉDÉS AU CHARBON

Procédé Jeanrenaud. — Procédé Marion. — Procédé Swan. — Photomètre pour le tirage des épreuves au charbon.

Depuis longtemps les photographes, ayant reconnu l’instabilité des images formées par les sels d’argent, se sont efforcés de remédier à ce vice capital en substituant à ces sels altérables une matière analogue à l’encre d’imprimerie, dont la durée est illimitée.

Parmi les savants qui , depuis plusieurs années , ont consacré leur temps et leurs recherches à la solution de ce difficile problème, nous citerons en première ligne M. A. Poitevin , dont nous allons faire connaître brièvement les

ingénieux procédés. Le premier, qui date de 1855, est basé sur l’insolubilité dans l’eau des matières organiques, gélatineuses ou gommeuses qui ont subi l’action suffisamment prolongée de la lumière, lorsqu’elles sont additionnées d’une matière oxydante, telle que l’acide chromique des bichromates alcalins ou terreux.

La manière d’opérer, très-simple du reste, consiste à faire dissoudre de la belle gélatine blanche dans l’eau préalablement saturée de bichromate de potasse ; on délaye dans ce liquide une certaine quantité de noir végétal bien fin, ou toute autre matière colorante en poudre; lorsque le mélange est filtré, on en couvre une feuille de papier qui, après dessiccation dans l’obscurité, sera insolée pendant quelques minutes derrière un cliché. Au sortir du châssis à reproduction, la feuille est lavée avec une éponge fine imbibée d’eau qui facilite la dissolution des parties non impressionnées ; et le dessin se trouve alors formé par les couleurs qu’on a employées.

On pourra également faire usage du procédé suivant, qui est très-simple et très-facile dans son exécution. Faire dissoudre de la gélatine blanche dans une certaine quantité d’eau contenant du bichromate de potasse ; broyer ou faire fondre, d’autre part, de l’encre de Chine en quantité suffisante pour colorer la solution entière, réunir ces deux solutions et faire flotter chaque feuille de papier à la surface pendant deux minutes, imprimer sous un cliché l’envers du papier en contact avec le négatif, de façon que l’image s’imprime par le dessous de la couche sensibilisée ; laver ensuite à l’eau tiède, puis à l’acide chlorhydrique, jusqu’à ce que la gélatine colorée se soit dissoute, laissant le dessin parfaitement pur sur le papier; on lave de nouveau à grande eau, puis on fait sécher et on monte l’épreuve.

M. Fargier emploie une solution de gélatine bichromatée, dans laquelle il incorpore une matière colorante ; mais, au

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