PRÉPARATION DE LA GÉLATINE
lieu d’en imprégner une feuille de papier, 'comme il vient d’être indiqué plus haut, il étend cette solution un peu tiède sur une glace propre, qu’il sèche ensuite à la chaleur artificielle ; la glace, ainsi préparée,' est exposée au soleil sous un cliché, à la manière ordinaire. Au sortir du châssis, la glace est recouverte d’une couche de collodion normal épais, puis immergée dans une cuvette d’eau tiède. Le collodion se détache du verre, entraînant l’image, qu’on continuera de laver jusqu’à ce que toute la gélatine non impressionnée soit emportée avec le noir qu’elle contient ; on prend alors la pellicule de collodion avec précaution , pour l’appliquer sur une feuille de papier gélatiné; on la laisse sécher, et l’épreuve est terminée.
Le cadre de cet ouvrage ne nous permettant pas de /traiter à fond les différents procédés de tirage des épreuves positives inaltérables, qui sont du reste perfectionnés chaque jour par des praticiens habiles, nous nous bornerons à indiquer sommairement l’ensemble des manipulations, telles qu’elles sont pratiquées aujourd’hui, en renvoyant nos lecteurs aux publications spéciales écrites par MM. Warton Simpson, Léon Vidal, Marion, Davanne, Jeanrenaud, Geymet et Alker, qui tous sont des autorités compétentes en ces matières.
Préparation de la gélatine.
La bonne gélatine du commerce en feuilles minces, se dissolvant facilement à une température moyenne, peut parfaitement servir pour les mixtions colorées , lorsqu’on opère dans un milieu tempéré; néanmoins, la gélatine supérieure et même la grenetine sont préférables. Dans les pays chauds, comme la gélatine animale a une tendance à se ramollir trèsfacilement, M. Wharton Simpson conseille l’emploi de la gélatine végétale extraite des goémons de l’Océan, qui résiste à une température beaucoup plus élevée.
La proportion est de :
Eau filtrée ... 1 litre.
Gélatine supérieure ... 70 h 100 grammes.
Matières colorantes.
Les matières colorantes employées doivent être réduites en poudre impalpable , pour donner des teintes homogènes et régulières.
Les couleurs les plus généralement employées sont : le noir de Chine, le noir de bougie et le noir de fumée, mélangés selon le goût de l’opérateur, et la nature de l’objet à reproduire, avec une petite quantité de purpurine, de carmin, ou de sépia, qui tous doivent être purifiés.
Mixtion colorée.
La matière colorante est ajoutée à la gélatine chaude, peu à peu, en mélangeant à mesure, et dans une proportion telle que quelques gouttes de mélange sur un papier blanc paraissent complètement noires, tandis que, vues par transparence, elles ne doivent pas être opaques. La proportion de matière colorante doit varier suivant la nature générale des clichés ; elle sera moindre pour l’impression des portraits qui exigent du modelé, que pour la reproduction des gravures ou des dessins d’architecture.
La gélatine et les matières colorantes étant bien mélangées, on les passe à chaud sur un tamis de soie très-fin, pour retenir toutes les particules trop grossières. On facilite ce tamisage à l’aide d’un pinceau doux , et la matière tamisée est reçue dans un pot qu’on laisse chauffer au bain-marie.