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PRÉPARATION DES GLACES

par Tun des coins pour enlever l’image tout entière sans la déchirer. Ainsi détachée du verre, la pellicule de collodion sur laquelle se trouve l’image est appliquée sur une autre feuille de papier gélatiné, qu’on a eu le soin de mouiller à l’avance ; lorsque le contact est parfaitement établi, on enlève la feuille non gélatinée qui a servi au transport, et l’image est alors fixée et emprisonnée entre le papier et une couche de collodion qui, tout en la préservant extérieurement, forme à la surface un vernis naturel et doux.

M. Ernest Boivin indique certaines modifications qu’il a fait subir au procédé sus-mentionné, qui lui donne des résultats constants.

Le principe du procédé, décrit par M. Poitevin, repose, comme nous l’avons dit, sur l’insolubilité communiquée à la gélatine par le perchlorure de fer additionné d’acide tartrique; puis sur sa solubilité nouvelle sous l’influence de la lumière qui, en réduisant le composé ferrique, le ramène à son état naturel.

Préparation des glaces pour la phototypie. —

Des glaces épaisses, finement dépolies, sont d’abord parfaitement nettoyées, puis recouvertes d’une couche de gélatine à 10 ou 15 p. 100 d’eau, et placées dans une étuve pour obtenir une dessiccation complète à l’abri de la poussière. La veille du jour où on doit procéder à l’insolation, on sensibilise la glace gélatinée en l’immergeant, la couche de gélatine en dessus, pendant une ou deux minutes, dans le bain suivant :

Eau 100 c. c.

Perchlorure de fer 3 grammes.

Acide tartrique 1 —

Puis on laisse sécher verticalement dans l’obscurité.

L’impression des surfaces se fait au travers d’un positif sur verre ou d’une épreuve positive sur papier, rendue transparente par les moyens connus de cire, vernis, baume du Canada, etc., etc. Dans tous les endroits insolés pendant quelques minutes, la couche redevient soluble à partir de la

surface, en proportion de la somme de lumière qui a traversé chaque partie du cliché positif; elle acquiert alors la propriété de refuser l’encre grasse, tandis que les parties non influencées ont de l’affinité pour elle et la retiennent.

La durée de l’exposition ne peut être déterminée d’une façon précise que par l’emploi du photomètre.

Avant de soumettre les glaces insolées à l’encrage, il faut éliminer les sels de fer par des lavages abondants et prolongés à l’eau froide.

En faisant usage soit de clichés positifs ou négatifs, produits directement ou à travers la glace, on obtient l’image positive au tirage à la presse, dans le sens que l’on désire.

Dans l’emploi de ce procédé, on ne rencontre pas l’écueil qui se présente fréquemment dans ceux où la sensibilisation se fait par le bichromate de potasse; dans ces derniers, la gélatine, rendue insoluble par l’action de la lumière à partir de la surface, laisse toujours une couche sous-jacente soluble qiîi détermine des soulèvements après un tirage peu considérable; avec les sels de fer, cet inconvénient n’a pas lieu, et l’adhérence avec le subjectil est beaucoup plus énergique, sans nécessiter l’emploi de couches préalables.

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