SOLUTION B
Eau distillée 200 c.c.
Bromure d’ammonium 3 gr.
Ammoniaque pure 20 c.c.
Cette dernière solution se conserve indéfiniment, tandis que la première brunit après quelques semaines, on ne doit donc pas en préparer une trop grande quantité à la fois.
Pour développer une plaque 18 X 2't on verse dans un verre gradué lOü c. c. d’eau distillée froide et on ajoute 5 c.c. de chacune des solutions A et B ; le mélange est versé dans une cuvette plate de dimension convenable, et la plaque après exposition, est immergée dans le liquide, la couche en dessus, en ayant soin de la recouvrir entièrement et d’un seul coup du liquide ; l’image apparaîtra presque aussitôt, mais on devra continuer le développement jusqu’à ce que le cliché, vu par transparence, ait acquis l’intensité voulue, ainsi qu’il a été expliqué précédemment, et en se servant pour juger de la valeur, du côté de la lanterne ayant un verre jaune dépoli.
Nous recommandons de nouveau l’emploi exclusif de la lanterne à verre rouge et jaune que nous considérons comme indispensable pour obtenir des clichés d’une intensité régulière, car il est impossible de juger exactement la valeur d’un négatif lorsqu’on se sert pour cela de la lumière du jour venant d’une fenêtre garnie d’un verre rouge.
Les proportions indiquées plus haut, pour le révélateur, peuvent être modifiées selon que la plaque a été trop ou trop peu exposée ; ainsi, dans le cas d’un excès déposé, on pourra ajouter une petite quantité de la solution A, car l’acide pyrogallique a la propriété d’augmenter l’intensité du cliché ; on forcerait, au contraire, la quantité de la solution B si l’image manquait de détails.
Dans certains cas, lorsque surtout le cliché a été surexposé et que l’image manque d’opposition, on peut ajouter au révélateur à l’acide pyrogallique, et même à celui à l’oxalate ferreux décrit précédemment , quelques gouttes d’une solution à 10 0/0 de bromure de potassium qui a la propriété de retarder le développement et de donner de la vigueur dans les noirs.
Quel que soit le mode de développement adopté, à l’oxalate ferreux ou à l’acide pyrogallique, aussitôt que l’image vue par transparence a atteint le degré d’intensité jugé convenable (en tenant compte de ce qu’elle perdra au fixage), la plaque est retirée du bain révélateur et lavée pendant quelques instants sous un robinet d’eau courante, puis placée pendant cinq minutes dans une cuvette contenant une solution d’alun ordinaire à 5 0/0 ; après un nou-
veau lavage on fixe dans un bain d’hyposulfîte de soude à 12 ou 15 0/0; après un lavage sommaire la plaque est mise de nouveau dans une cuvette contenant un bain composé de :
Eau ordinaire 1 litre.
Alun 100 gr.
Citrate d’ammoniaque 50 gr.
OÙ elle peut séjourner pendant quinze à vingt minutes; ce dernier bain donne de la transparence au cliché, tout en durcissant la gélatine et en la rendant imputrescible ; on termine enfin par un bon lavage à l’eau courante qui doit durer au moins quatre ou cinq heures (1).
Pour les portraits qui doivent être retouchés, nous conseillons, lorsque la couche de gélatine est bien sèche, de recouvrir le cliché d’une couche de graphit-support qne l’on étend sur l’image en employant un tampon de coton, ce qui permet au crayon de mordre comme sur le papier; après retouche s’il y a lieu, les clichés seront ou non vernis selon la quantité d’épreuves à tirer.
Pour faciliter le séchage il suffit de couvrir le cliché d’une couche d’alcool après le dernier lavage, de cette façon on obtient la dessication de la gélatine en moins d’une heure.
Lorsque les clichés seront mis au tirage non vernis, on aura soin que la couche de gélatine soit bien sèche afin de ne pas coller au papier; on peut remplacer avantageusement le vernis par une couche de collodion normal.
On ne doit fixer qu’un très petit nombre d’épreuves dans le bain d’hyposufilte, afin d’éviter les soulèvements de la couche qui se produisent plus facilement avec un bain fixatif vieux et concentré qu’avec une solution fraiche d’hyposulfite; le bain d’alun au citrate d’ammoniaque devra également être renouvelé fréquemment.
Pendant les chaleurs, il est indispensable de prendre certaines précautions pour éviter les soulèvements de la couche de gélatine que ramollissent les solutions tièdes ; il est donc important de maintenir les bains révélateurs dans un endroit bien frais, ou de placer les flacons qui les contiennent dans un baquet rempli d’eau, que l’on a soin de rafraîchir avec de la glace si cela est nécessaire ; il en sera de même pour les
(1) Lorsque le lavage est insuffisant, les clichés jaunissent promptement au tirage et sont susceptibles de s’altérer.
bains d’alun et même d’hyposulfite de soude. Si la température était très élevée on ferait en sorte également que l’eau des lavages fut aussi fraîche que possible.