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PRÉPARATION DU PAPIER POSITIF

faible proportion de phosphate de soude, on obtient de plus beaux tons en passant d’abord rimage dans une solution de sulfocyanure d’ammonium avant de la fixer dans le bain d’hyposulfîte de soude.

Après un lavage complet et soigné, l’épreuve est séchée et montée comme à l’ordinaire.

On pourrait l’améliorer en étendant au revers de l’image, avant le montage, une couche de vernis à la gomme laque, composée de :

Gomme laque blanche 2 à 3 grammes.

Alcool 30 c. c.

Ce vernis, traversant le papier, laisse,' en séchant, un léger brillant sur l’image.

Préparation du papier positif pour les images amplifiées par l’appareil solaire. — Les papiers au chlorure d’argent, destinés à fournir directement des épreuves amplifiées au moyen de l’instrument solaire, ne recevant les rayons du soleil que par la transmission à travers une lentille qui concentre les rayons et les renvoie après leur avoir fait traverser le négatif sur la feuille argentée, demandent une préparation plus sensible que ceux destinés à recevoir l’image par le contact direct. Nous procédons pour le salage des feuilles comme nous venons de le décrire pour le bain de sel simple; seulement nous doublons la proportion de chlorure, comme l’indique la formule suivante :

Chlorhydrate d’ammoniaque en poudre . . 20 grammes.

Éau ordinaire filtrée. * 1 litre.

La feuille mise en contact avec ce bain y restera seulement deux minutes, puis sera retirée et séchée. Il faut avoir la précaution 'de marquer au crayon le côté non salé, pour éviter de se tromper lorsqu’on aura à sensibiliser ce papier, qui ne présente pas, comme celui préparé à l’albumine et à l’arrow-root, une surface facile à reconnaître par son brillant glacé.

Ce papier, ainsi préparé, se conserve assez longtemps ;

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mais on ne devra le sensibiliser qu’au moment de s’en servir.

Il est bon de prendre pour ce procédé un papier assez consistant pour résister aux lavages abondants qu’il aura à supporter, d’autant plus que la grande dimension de la feuille rendra l’opération encore plus difficile pour la terminer sans déchirures.

Préparation des papiers sur un bain de sel spécial pour les épreuves imitant l’ivoire. — Le

bain se compose de :

Eau filtrée 1 litre.

Gélatine blanche 2 1/2 grain.

Lichen d’Islande en pâte sucrée ..... 10 grammes.

Chlorhydrate d’ammoniaque 12 —

sur lequel, après filtration, on fait flotter, pendant trois minutes, chaque feuille de papier de l§»axe, en ayant soin de marquer l’envers de la feuille par une croix au crayon; lorsqu’il est sec, on l’enferme à plat dans un portefeuille ; ainsi préparé, il se conserve indéfiniment.

La sensibilisation se fait sur un bain ordinaire de nitrate d’argent à IS p. 100.

Nous indiquerons plus loin les opérations diverses qui complètent ce procédé dont les résultats sont remarquables, bien que les manipulations soient d’une grande facilité d’exécution.

Préparation des papiers sur un bain spécial pour faire la photo-miniature.

Bain do sol.

Eau filtrée 1 litre.

Chlorhydrate d’ammoniaque 10 grammes.

Gélatine blanche 3 —

Acide citrique 10 —

Bicarbonate de soude 13 —

Le papier de Saxe est indispensable pour ce procédé comme pom’ le précédent.

Le bain indiqué ci-dessus, bien filtré, est versé tiède dans une cuvette idate, et IVmlroU du papier, c’est-à-dire le côté satiné, est mis en contact pendant 3 à 4 minutes, puis suspendu dans une pièce cliaufîée, pour que la dessiccation s’opère rapidement.

Pour ce procédé, comme pour les agrandissements sur sel, nous employons un bain spécial d’ammonio-nitrate d’argent indiqué ci-après, sur lequel on lèra flotter le papier pendant 2 à 3 minutes.

Nous donnerons dans un autre chapitre la description relative à ce genre de portraits, avec tous les détails pratiques pour leur bonne exécution.

Papier torchon albuminé pour la retouche à l’aquarelle, au pastel dur, au fusain ou au crayon noir, etc., etc. — Depuis peu de temps, MM. Potok et Giroud préparent un papier spécial sur lequel le coloris à faquarelle, aux trois crayons, au pastel, au fusain, etc., etc., s’applique avec une grande facilité ; ce papier, qui possède le grain du papier torchon dont se servent les dessinateurs et aquarellistes, est albuminé de façon à permettre au photographe d’imprimer une image aussi vigoureuse que sur le papier albuminé ordinaire; toutes les opérations pour la sensibilisation, le virage et le fixage se font, du reste, comme à l’ordinaire, mais il est bon de faire subir aux épreuves un premier lavage dans l’eau légèrement chlorée au sortir de l’hyposulfite de soude, afin que le papier conserve toute sa blancheur.

Sensibilisation du papier salé sur les bains d'ammonio- nitrate d’argent pour le tirage des épreuves positives destinées à la photo-miniature et aux agrandissements par l’appareil solaire. —

Les bains à l’ammonio-nitratc d’argent offrent ce très-grand avantage, que les tons sont plus riches et plus chauds que ceux obtenus par les bains ordinaires; que la sensibilité est beaucoup plus grande, qu’ils fournissent des épreuves plus vigoureuses, ce qui permet d’employer des clichés moins renforcés, et par conséquent moins durs; aussi l’image est-elle

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plus harmonieuse tout en présentant, clans les noirs, une vigueur et une profondeur extraordinaires, ainsi que des blancs purs et éclatants.

La préparation du bain d’ainmonio-nitrate d’argent se fait de la manière suivante :

Mettez dans un flacon :

Azotate d’argent cristallisé 450 grammes.

Eau distillée 1.000 —

Après dissolution, mettez à part, dans un flacon, moitié de ce licjuide, puis versez, dans l’autre moitié, de l’ammoniaque liquide concentrée, jusqu’à ce que le précipité qui se formera tout d’abord soit complètement redissous, et que la solution ait repris sa limpidité première.

L’ammoniaque doit être versée par petite portion à la fois, en remuant continuellement le mélange. Lorsqu’elle commence à s’éclaircir, on doit avoir soin de verser doucement pour ne pas le mettre en excès.

Alors, à la moitié de cette solution ammoniacale ajoutez de l’acide azotique chimiquement pur jusqu’à ce qu’il se produise une réaction acide suffîante pour rougir le papier bleu de tournesol. Mêlez le tout ensemble, et, après filtration, ce bain est prêt pour l’usage.

Lorsque, après un certain temps d’usage, ce bain sera devenu noir, on pourra y ajouter de nouveau quelques gouttes d’acide azotique pour le clarifier, puis on le filtrera avant de s’en servir.

Ce bain, d’une sensibilité extrême, sera tenu à l’abri delà lumière dans un flaeon noirci à l’extérieur avec un vernis au bitume de Judée, dont nous donnerons la description plus loin; on devra le préparer au fur et à mesure des besoins, pour qu’il conserve son maximum de sensibilité, et éviter qu’il ne noircisse. On sensibilisera les feuilles en les laissant flotter trois minutes seulement sur le bain ainsi préparé.

Les épreuves ne perdant pas autant de leur vigueur dans le bain de virage qui sert pour ce genre de travail que celles tirées sur papier albuminé, l’impression ne sera donc pas poussée aussi loin.

SENSIBILISATION DU PAPIER SALÉ ooü

Les papiers préparés sur les bains cl’ammouio-nitrate sont, comme nous l’avons dit, d’une plus grande sensibilité que les papiers albuminés préparés à la manière ordinaire. C’est pourquoi ils sont préférables pour les épreuves amplifiées au moyen de l’appareil solaire ; on pourra cependant se servir de papier albuminé pour ce genre de travail, si surtout on lui fait subir des fumigations ammoniacales au sortir d’un bain d’argent à 15 p. 100, lorsqu’il a été rigoureusement séché. Avec notre nouvel appareil solaire sans réflecteur, la rapidité d'impression est telle, qu’on peut employer le papier albuminé et chloruré ordinaire comme celui dont on se sert pour les épreuves devant être tirées dans les châssis-presses ; l’exposition pourra varier de vingt minutes à une heure seulement, selon l’intensité du cliché et la dimension de la feuille.

Tous les bains devront être filtrés en les remettant dans les flacons ; et, au moment de s’en servir, si Ton omettait cette précaution, il s’attacherait souvent au papier des paillettes d’argent métallique, qui formeraient tache sur l’image, et des marbrures brunes provenant de l’albumine dissoute ; on devra cependant faire exception pour les bains décolorés par des sels alcalins que nous avons recommandé de laisser au fond du flacon ; pour ceux-là, on procédera par décantation après un repos suffisant pour la clarification du liquide que l’on filtrera au besoin après décantation.

Parmi les précautions les plus importantes à prendre dans la préparation des papiers photographiques, nous signalerons d’abord une grande propreté, le soin qu’il faut apporter à éviter de toucher les feuilles ailleurs qu’aux coins, à s’assurer toujours que la couche de chlorure d’argent s’est formée d’une manière uniforme et sans bulles d’air. Il faut encore rejeter les parties qui, par transparence, présenteraient des taches noires ou jaunes, dues à la présence d’un métal dans la pâte du papier ; observer avec soin l’endroit de la feuille pour lui faire subir la préparation, et éviter surtout que le liquide mouille l’envers ; maintenir le papier à l’obscurité la plus complète, dans un endroit frais et sec, après sa sensibilisation, et jusqu’au moment où on lui a fait subir l’action des bains de virage et de fixage*

Tirage des images positives sur papier par contact avec les clichés. — On se sert, pour le tirage des épreuves positives, d’un châssis à planchette brisée qui permet de suivre les progrès de l’impression; ce châssis, composé d’une sorte de cadre rectangulaire avec une forte glace pour fond, presse la feuille sensibilisée sur un cliché au moyen de deux traverses en bois munies de ressorts agissant sur la planchette.

Les figures 47, 48, 49, donneront une idée de l’appareil et de son inécaDisme.

Fio, 47. — Châssis-presse pendant qu’on examine l’impression.

Fio. 48. — Châssis-presse ouvert pendant qu’on le charge.

Fig. 49. — Châssis-presse fermé exposé à la lumière.

Lorsqu’on aura à imprimer une grande quantité de clichés de grandeur moyenne, et qu’on ne voudra pas faire la dépense de plusieurs châssis à reproduire, on pourra y suppléer par le moyen suivant :

Prenez une glace de la dimension de celle sur laquelle se trouve le négatif, coupez-la en deux dans le sens de la largeur, appliquez la feuille sensibilisée sur le négatif, le côté

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