DU SATINAGE
La fig. üG représente un laminoir à plaque mobile, système E. Briard, qui olTre, sur beaucoup d’autres, des avantages que nous allons taire ressortir. Il se compose de deux cylindres et d’une plaque mobile en acier poli, le tout monté sur un bâti eu fonte avec engrenages et volant.
La plaque d’acier, fixée sur un solide plateau eu chêne, roule sur un cylindre en fonte brute commandé par un double engrenage qui est mis en mouvement par un large volant, afin de rendre la manœuvre plus douce et plus facile.
Fig. üG. — Cylindre à plaque mobile, système Briard.
Le cylindre supérieur en acier poli, sous lequel doivent passer les épreuves à satiner, est mis en contact avec la plaque au moyen d’un levier articulé qui équilibre la pression en la réglant à volonté, ce qui donne un satinage parfaitement régulier sur toute la surface, sans risquer jamais de noircir les épreuves par une pression trop forte d’un seul côté, comme cela arrive avec d’autres systèmes ; la poignée de ce levier placé immédiatement au-dessus du volant, permet au satineur de régler sa pression sans avoir besoin de tourner autour de la machine, comme cela a lieu dans les
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sytèmes à deux vis ou à une vis au milieu, dont la pression ne peut être équilibrée d’une façon aussi exacte.
Lorsqu’on veut satiner des épreuves photographiques, elles sont placées, la face en dessous, sur la plaque d’acier parfaitement nettoyée ; la pression est réglée en raison de l’épaisseur du carton, et on fait tourner le volant qui met la plaque en mouvement. L’opération pourra être répétée deux ou trois fois, en augmentant chaque fois la pression, si on veut obtenir un glaçage parfait.
Lorsque le laminoir est au repos, on doit avoir soin de desserrer le cylindre et de couvrir l’appareil, pour éviter que la poussière ne s’attache dans les rouages en les encrassant.
Toutes les parties polies pourront être maintenues dans un élat parfait de propreté, en les frottant avec un morceau de flanelle imbibée d’essence de térébenthine, puis avec de l’alcool.
On aura soin de verser fréquemment de l’huile de pied de bœuf dans les trous des coussinets, pour rendre le roulement plus facile et pour éviter le grippage.
Dans certains pays humides, et dans les ports de mer surtout, où les vapeurs salines oxydent facilement les plaques d’acier, onTes remplacera avantageusement par des pierres lithographiques. Quant aux plaques en glaces, nous n’en conseillons pas l’emploi, à raison des difficultés qu’on éprouve à les faire repolir lorsqu’elles sont rayées.
Satinage à chaud et par frottement. — En 1864, M. Yanakère avait indiqué la chaleur comme moyen d’augmenter le brillant des images photographiques; mais la seule modification apportée à cette époque, aux cylindres ordinaires, était le chauffage de la plaque mobile ^vant l’opération.
Depuis quelques années, on a adopté, en Amérique surtout, un système de presses à chaud dans lesquelles la plaque est fixe, tandis que l’image, entraînée par un rouleau finement cannelé, glisse rapidement en frottant sur la lame d’acier poli fortement chauffée. Il y a là une innovation qui donne des résultats inconlestablemeut supérieurs à ceux qu’on