SATINAGE A CHAUD
peut obteuir par un salinage à froid sur le laminoir à plaque mobile, car les cartes et cartes-album qui subissent cette friction chaude ont un brillant qui peut rivaliser avec les images les mieux encaustiquées. Malheureusement, il est très-difficile avec cet appareil d’éviler les raies qui se produisent lorsque le moindre grain de poussière se trouve sur la lame d’acier poli et chauffée, ou que la pression est trop forle, c'est ce qui fait que beaucoup d'opérateurs ont renoncé h employer cette presse dont nous donnons néanmoins le dessin, lig. 37, qu’il suffira d’examiner pour en comprendre le mécanisme.
Fiü. 57. — Cylindre à chaud et à plaque fixe, système Weston.
Satinage à chaud avec un cylindre à deux rouleaux tournants. — Un autre système de presse à chaud beaucoup mieux compris, selon nous , est celui que nous représentons fig. 38, et dont nous nous servons journellement depuis très-longtemps avec une entière satisfaction.
Celte presse se compose de deux rouleaux en acier poli, entre lesquels passe la carte qui se trouve entraînée par le rouleau supérieur; mais, au lieu de frotter en glissant sur une plaque fixe, ainsi que cela a lieu dans le système américain, ce qui occasionne très-souvent des raies, elle roule sur un cylindre poli et chauffé qui tourne lui-même, entraîné par la carte que le cylindre supérieur fait marcher.
Lorsqu’on veut se servir de cet appareil, le cylindre inférieur est chauffé avec une lampe à alcool ou à gaz jusqu’à ce qu’une goutte d’eau versée à la surface puisse se vaporiser ; on règle alors la pression en raison de l’épaisseur des cartons au moyen des deux vis placées à chacune des extrémités, puis chaque épreuve est passée successivement entre les deux cylindres que l’on fait tourner rapidement au moyen de la manivelle.
L’opération peut être répétée deux ou trois fois, si on désire donner à l’image le brillant de l’émail. La pression des cylindres ne doit pas être trop forte, car le brillant est plus tôt obtenu par la friction chaude que par l’écrasement du papier, ce qui produit l’effet du fer à repasser.
Fig. S8. — Cylindre à chaud à deux rouleaux tournants.
Avant de passer les épreuves entre les rouleaux chauffés de ce cylindre, on doit les recouvrir d’une mince couche de cire blanche dissoute dans l’éther et étendue d’alcool à la proportion de :
Éther sulfurique 811 c. c.
Cire blanche 3 grammes.
Après dissolution, on ajoute :
Alcool à 3G degrés
CAUTES CAMÉES
iSo
Celle soliiliüii, qui s’évapore promplemeiil en laissant à la surlace de l’image une couche Irès-légère de cire qui augmenle le brillant après le salinage, s’élend rapidement avec un morceau dô flanelle ou une éponge fine.
Comme on peul s’en rendre coinplc, cet appareil est d’une s’implicilé extrême, mais les résultats qu’il donne sont tellement beaux que nous ne douions pas qu’il soit bientôt employé universellement pour le glaçage des caries et des caries -album (1).
Vernissage à l’encaustique des épreuves positives sur papier. — Pour les épreuves positives sur papier salé simple, qui ne sont destinées à recevoir aucun coloris, 011 peut leur donner plus d’éclat en les vernissant de la manière suivante :
Faites dissoudre à une douce chaleur :
Cire blanche Irès-puro 100 grammes.
dans
Essence de térébenthine blanche de Venise 100 c. c.
Vernis copal pur 4 —
Ce vernis peut également s’appliquer aux épreuves sur papier albuminé; on se sert, pour l’étendre, d’un tampon de flanelle avec lequel on frotte l’image, jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement lustrée.
Ou pourra se dispenser de ce travail lorsqu’on emploiera la presse à chaud que nous avons décrite plus haut, puisque déjà les images ont reçu une légère couche de cire avant le salinage.
Cartes camées (dites émaillées). — Nettoyez une certaine quantité de glaces bien planes, sans bulles ni défauts, qui tous se reproduiraient sur l’épreuve; passez sur les bords de chaque glace un pinceau trempé dans
(1) La presse à deux cylindres dont nous nous servons, à notre entière satisfaction, nous a été fournie par M. Audouin, cité Bergère, qui en est le dépositaire.
LA PHOTOGRAPHIE EiN AMÉRIQLE
ralbumine Iraîclie, après un quart d’heure environ de dessiccation, collodionnez le côté albuminé avec un collodion normal composé de :
Laissez sécher à' l’abri de la poussière, en plaçant chaque glace verlicalement sur un rapport ou sur une étagère garnie de papier buvard.
Quelques opérateurs frottent le côté de la glace qui doit être collodionné avec un tampon de toile rempli de poudre de talc; d’autres se servent d’une pommade faite avec de la cire vierge dissoute dans l’éther sulfurique et étendue en une couche imperceptible avec un morceau de flanelle. Gomme ces deux moyens ont pour but de faciliter le décollement de l’image, on pourra, si on emploie l’un ou l’autre, supprimer l’acide chlorhydrique que nous ajoutons au collodion pour arriver au même résultat.
Faites gonfler 100 grammes de belle gélatine blanche dans un litre d’eau froide ordinaire ; après une heure de macération, faites fondre au bain-marie; filtrez au travers d’un linge fin bien propre, et maintenez la cuvette qui contient cette gélatine filtrée au-dessus d’un vase rempli d’eau bouillante pendant tout le temps du travail. Prenez alors de la main gauehe une des glaces collodionnées, avec la main droite projetez à la surface et sur le collodion une petite quantité de gélatine, trempez dans le liquide chaud une carte-album ou deux petites cartes à émailler coupées de la dimension voulue, appliquez cette ou ces épreuves la face contre le collodion, mettez par dessus une feuille de carton, d’une épaisseur moyenne, préalablement trempée dans de l’eau tiède; recouvrez le tout d’une toile caoutchoutée très-mince que vous avez soin de maintenir, pendant toute l’opération, dans un bain d’eau tiède; de la main droite saisissez vivement un verre rodé dont vous vous servirez comme d’une raclette pour presser celte feuille de caoutchouc contre les épreuves.
Ether sulfurique
Alcool rectifié à 40 degrés
Coton azotique
Acide chlorhydrique. . .
oUU grammes.
00 gouttes.