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PHOTO-MINIATURE

table inférieure, qui sert d’établi, on renferme les couleurs, pinceaux et autres objets employés pendant le travail.

La première épreuve, coloriée ainsi que nous l’indiquons plus loin, est détachée du verre en frottant fortement les bords avec la lame d’un couteau, afin d’user le papier tout autour; par ce moyen, il ne peut se produire aucun gondolage qui nuirait aux opérations du fixage; on coupe ensuite deux ou trois millimètres de papier de chaque côté, et on procède alors au collage.

Fig. 01. — Appareil pour fixer sur glaces les épreuves coloriées par la photo-miniature.

On place une feuille de papier bleu sur la table de fer; sur cette feuille de papier, on pose bien à plat une glace de Saint- Gobiii parfaitement nettoyée; les quatre lampes sont alors allumées ; lorsque la glace est suffisamment chaude, on étend sur toute la surface une couche de pâte composée contenue dans le pot G, en se servant de la spatule pour égaliser, autant que possible, cette mixtion ; aussitôt qu’elle est àpeuprès fondue, l’épreuve coloriée est posée à plat, face en dessous, et on chasse les bulles d’air avec les deux râteaux. Dans un

espace de temps qui peut durer de dix à quinze minutes, le papier devient d’une transparence complète; on enlève alors les lampes, l’image est relevée, et la glace couverte de nouveau d’une petite quantilé de pâte, l’épreuve replacée aussitôt est pressée fortement, cette fois, contre la glace et frottée en tous sens, pour éliminer l’excès de cire et chasser en même temps toutes les bulles d’air. Après quelques minutes de refroidissement, la glace est relevée et nettoyée à la surface avec de l’essence de térébenthine, puis, en dernier lieu, à l’alcool.

L’image, vue ainsi, est terne et sans vigueur; il faut alors superposer la seconde épreuve, qui produit un effet surprenant de relief et de fraîcheur.

Voici comment on procède :

La seconde épreuve photographique est placée sous cette première fixée à la glace, de façon que toutes les lignes se superposent exactement, et on coupe le papier qui déborde, afin qu’elle ait la même dimension que l’image coloriée ; on prend le verre qui a servi à tendre la première épreuve pendant le travail; on le couvre d’une couche très-mince de gomme arabique épaisse dont il doit rester à peine trace, pour éviter qu’une trop grande humidité ne fasse tendre le papier en déplaçant les lignes ; la photographie est collée bien à plat contre ce verre, face en dessus ; on frotte vivement pour opérer l’adhérence parfaite, et on sèche rapidement.

Cette seconde épreuve est alors coloriée grossièrement : le contour des cheveux, les dépressions du visage sont teintés en bleu très-léger ; les ombres sont accentuées avec de la sépia; les joues et les lèvres sont rehaussées avec une pointe de carmin mêlé de vermillon, et par dessus toutes les chairs on passe une teinte légère de blanc de Chine pour fondre toutes les couleurs. Les cheveux blonds qui paraîtraient trop foncés sont ramenés à leur valeur avec un mélange de blanc et de jaune de chrome; certaines parties du vêtement peuvent être relevées, dans les ombres surtout, avec de la couleur gommée. Enfin, on termine le fond par une couche de pastel étendu avec le doigt, de telle façon que la partie qui

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