TRANSPORT DES ÉPREUVES POSITIVES DIRECTES
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humide, car alors l’image reste grise dans les blancs et sombre dans son ensemble.
Le procédé, comme nous l’avons dit, est très-simple en lui-même, et s’exécute avec beaucoup de facilité et en quelques minutes seulement. 11 faut néanmoins un peu d’habitude pour bien réussir. Nous avons remarqué que les collodions, sensibilisés avec des iodures de cadmium, de potassium ou de zinc, donnent de meilleurs résultats que ceux sensibilisée aved’iodurc d’ammonium. Certains cotons azoliques donnent aussi de très-mauvais résultats. Une petite quantité de camphre, 1 gramme environ pour 200 c. c. de collodion, facilite le décollage de la couche, tout en lui donnant une plus grande sensibilité.
Transport des épreuves positives directes sur papier noir glacé.
Gomme laque blanclie 10 grammes.
Borax 16 —
Eau ordinaire 200 —
Faites dissoudre le borax dans l’eau, puis ajoutez la gomme laque, dont vous faciliterez la dissolution, en chauffant avec une lampe à alcool.
Coupez une feuille de papier noir glacé, un peu plus large en tous sens que la glace où se trouve l’image à transporter, versez sur cette feuille placée à plat sur une autre glace (le côté glacé en dessus), une quantité de la solution indiquée, suffisante pour qu’elle soit entièrement recouverte, laissez égoutter jusqu’à ce qu’un coin commence à sécher, appliquez alors cette feuille sur l’image positive préalablement séchée, laissez le tout ensemble séjourner pendant huit ou dix minutes dans une cuvette pleine d’eau propre, puis décollez de la glace la feuille de papier qui entraînera l’image, que vous appliquerez ensuite sur la feuille de papier gommé; faites séeher doucement et émargez; cette préparation est aussi simple que possible et peut s’appliquera toute épreuve que l’on voudra conserver, sans s’embarrasser d'un verre lourd et cassant.
Ferrotypes ou épreuves positives directes sur plaques de tôle mince, recouvertes de laque de Chine, pour médaillons, etc. — Un procédé très-ingénieux a été adopté depuis quelques années aux États- Unis d’Amérique pour faire des portraits miniatures qu’on peut, tout en conservant les qualités de finesse et de brillant des positifs sur verre, façonner sur la forme et la dimension des médaillons dans lesquels on veut les enfermer. Ce procédé consiste à remplacer la glace par une plaque de tôle trèsmince, enduite à la surface d’un vernis du Japon ou laque de Chine noire, parfaitement uni et glacé. Ces plaques, de toutes dimensions, qui se vendent, aux États-Unis, par boîtes et à très-bas prix, dans les maisons spéciales de matériel photographique, se nomment plaques uiélaiaiolypes ou ferrotypes. Elles réunissent, selon nous, toutes les qualités désirables pour ce genre d’épreuves; elles offrent aussi cet avantage que, lorsqu’une personne désire obtenir un portrait, et qu’elle n’a pas le temps d’attendre plusieurs jours, comme cela est nécessaire pour la photographie sur papier, on peut aisément la satisfaire en quelques minutes et lui donner une épreuve charmante de fini, d’une grande solidité, trèslégère, coloriée si elle le désire, et, par dessus tout, susceptible d’être envoyée dans une lettre, sans crainte de fracture. Il se fait ainsi un échange immense de portraits dans tous les États de l’Union américaine.
L’opération est, du reste, exactement la même que celle décrite pour les positifs sur verre. Lorsque le collodion, un peu mince et trop peu ioduré, offrira une couche d’une intensité insuffisante, on couvrira la plaque de deux couches successives pour avoir une image vigoureuse. L’épreuve terminée, séchée et coloriée, on la couvrira d’une couche de vernis blanc pour la préserver; le vernis noir devient inutile, puisque la couche de laque de Chine dont est recouverte la plaque le remplace.