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THANSPORT DES POSITIVES DIRECTES

Transport des épreuves positives directes sur toile enduite de caout-^ chouc, et sur papier noir glacé. — Ferrotype, ou épreuves positives directes sur plaques de tôle mince recouvertes de laque de Ghine^ servant pour médaillons, etc.

Cette opération, quoique très-simple, demande un peu d’habitude et un certain tour de main que nous allons tacher d’expliquer.

Nous préférons aux toiles cirées noires ordinaires une toile préparée avec une couche de caoutchouc, dont la surface est parfaitement unie et d’un beau noir brillant. C’est, du reste, ce dont on se sert spécialement aux États-Unis pour ce genre d’épreuves.

Voici comment on procède :

On dispose le bord d’une étagère, d’une table ou d’une planche fixée dans l’atelier à hauteur de ceinture, en abattant l’arête vive du bord, et en polissant parfaitement avec du papier sablé, sur une longueur de 50 centimètres environ, la portion ainsi arrondie. On coupe un morceau de la toile cirée, cuir verni ou toile caoutchoutée, dépassant de quelques millimètres dans tous les sens la glace sur laquelle se trouve l’image à transporter. On place ce morceau de toile cirée sur le bord de la planche dont l’arête a été abattue, le côté verni en dessus; on enlève avec un blaireau bien doux les grains de poussière ou autres impuretés qui s’y seraient attachés. On prend alors entre le pouce et l’index de la main gauche, par un des angles, la glace sur laquelle se trouve l’image positive à transporter séchée et refroidie, mais non

vernie, et on la maintient à peu près horizontale, le collodion en dessus; on la couvre alors de la solution suivante :

Alcool à 40 degrés 100 c. c.

Acide nitrique pur 30 gouttes.

On maintient cette solution sur l’image pendant quelques instants; on recommence une seconde et même une troisième fois cette opération, en laissant ce liquide pendant une minute environ à la surface. On le remet définitivement dans le flacon, puis on laisse égoutter la glace, en la tenant verticalement jusqu’à ce que l’un des coins commence à sécher; à ce moment on applique vivement l’image sur la toile cirée disposée à la recevoir; on saisit la partie inférieure de la toile cirée et de la glace entre le pouce et l’index de chaque main; on appuie, en tirant et en faisant glisser sur le rebord de la planche, la toile cirée et la glace, mises ainsi en contact parfait, de manière à chasser les bulles d’air qui pourraient rester entre l’image et la toile cirée; on répète ce frottement plusieurs fois, jusqu’à ce que l’image soit bien adhérente à la surface unie de la toile ou du cuir, et que les bulles aient entièrement disparu; on applique alors un verre de même dimension derrière la toile cirée et on maintient le tout ensemble au moyen de quelques pinces américaines à ressort, on laisse sécher quelques minutes, en exposant soit au soleil, soit près d’un feu doux, puis on soulève un coin pour s’assurer que l’image est bien adhérente; on sépare alors la toile de la glace, en tirant également et sans secousse; la couche de collodion qui formait l’image sur la glace reste appliquée, d’une manière très-solide, sur la toile cirée qui forme fond, et l’image est redressée; puisque le collodion est à la surface, il servira de vernis, ce qui rendra les épreuves d'une grande solidité.

Les images obtenues ainsi sont d’une finesse extraordinaire ; traitées par le procédé que nous venons d’indiquer, en appliquant l’épreuve séchée après le lavage définitif, les tons sont d’une richesse bien supérieure à ceux des épreuves dont l’application se fait pendant que le collodion est encore

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