APPAREIL SOLAIRE DE M. WÜÜDWARD
dessins produits par ce système, pour se convaincre de sa bonté et de son utilité dans la pratique (1).
Au sortir de la chambre solaire, les épreuves aux sels d’argent seront virées et lavées, comme il est indiqué page 884, puis séchées pour être prêtes à monter. Celles au charbon seront développées directement sur le support définitif ou par double transport, si on le préfère.
Appareil solaire de M. Woodward. — Cet appareil, basé sur les principes de la lanterne magique, a été le point de départ des chambres solaires servant à l’amplification des images photographiques; aussi n’est-il pas sans défauts. 11 se compose d’une boîte carrée munie intérieurement de deux planchettes mobiles, sur lesquelles on ajuste, d’une part, le petit cliché à amplifier, de l’autre, un objectif double pour portrait, lequel doit se trouver au foyer d’une grande lentille follcflricc, placée à l’arrière avec un miroir destiné à renvoyer les rayons solaires sur le condensateur; le côté lumineux dont le sommet se forme entre les deux lentilles de l’objectif amplifiant, projette le sujet sur un écran, à une distance qui varie selon la dimension qu’on veut donner à l’image.
On peut se rendre compte des dispositions de cet appareil en jetant un coup d’œil sur la figure 44, page 384, servant à faire des clichés agrandis, mais pouvant être utilisé pour les amplifications par la lumière solaire. La glace dépolie A est alors remplacée par le condensateur B, figure 64, monté sur un volet FGHI. Les rayons solaires réfléchis sont maintenus au centre de l’objectif, pendant toute l’opération, au moyen du double engrenage E D qui fait mouvoir le miroir A dans le sens vertical et circulaire.
(1) Comme cette netteté dépend surtout de la paii’aile solidarité des pièces (|ui composent l’appareil, nous recommandons particulièrement d’apporter les j)lus grands soins lorsciu'on fixera le cliché, le châssis à papier, en un mol, toutes les pièces mobiles, pour qu’elles ne puissent pas se déranger pendant le cours de ro]»ération, car ou ne doit i»as perdre de vue que fappal'eil se meut dans tout son ensemble, et que les secousses, déplaçant môme légèrement une des })ièces, donnevaienl comme résultat linal une image floue et doublée dans doutes les lignes.
Gel appareil se place à la fenêtre d’une cliambre obscure exposée au midi, de façon que le réflecteur se trouvant au dehors puisse recevoir les rayons solaires, et les réfléchir sur le condensateur.
M. le docteur V. Monckhoven, sans rien changer à la construction générale de l’appareil Woodward, a apporté une modification dans le système optique. Notre savant confrère ayant reconnu que les condensateurs ont une aberration sphérique d’autant plus forte que le diamètre est plus grand, place entre ce condensateur et le cliché à amplifier une lentille ménisque divergente ayant pour objet de détruire cette aberration. Nous n’avons reconnu dans la pratique aucun avantage dans l’emploi de cette lentille qui ne fait que ralentir l’opération.
Fig. 64. — Appareil à réflecteur monté sur sou vulet.
Quel que soit le système employé, une des questions les plus importantes, lorsqu’on se sert d’appareils à réflecteur, est la stabilité du plancher sur lequel on doit l’installer, afin qu’aucune vibration extérieure ne puisse se communiquer à l’une des pièces de l’appareil, car la conséquence inévitable