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ÉPREUVES MICROSCOPIQUES

lives, par transparence, on se sert d’une chambre noire spéciale d’un très-grand tirage ; le cliché à reproduire est placé verticalement à l’un des bouts de l’appareil que l’on expose en pleine lumière, et l’autre extrémité de la chambre noire est munie d’un objectif à très-court foyer monté sur un multiplicateur dont le mécanisme doit fonctionner avec une justesse mathématique, pour produire des images microscopiques parfaites. La mise au point est facilitée par un microseope adapté à l’appareil.

La pose varie de 1 à 10 secondes, selon la lumière et le mode d’opération.

Lorsque les petites images photographiques sont développées et sèches, on les découpe par petits carrés avec un diamant; on place le stanhope (ou tube servant à grossir rimage) sur le couvercle d’un fourneau légèrement chauffé ; le bout plat de chaque stanhope est enduit de baume du Canada, et on y applique un des petits carreaux de verre, sur lequel se trouve une image microscopique; on presse doucement pour faire eoller l’image à l’extrémité du tube, puis on laisse sécher.

On terminera en débordant le verre avec une meule d’oplicien pour l’arrondir et lui faire prendre la forme du stanhope, avec lequel il ne doit plus faire qu’un désormais.

Pendant le siège de Paris, la photographie microseopique a rendu d’immenses services à la défense de cette ville; de très -longues dépêches, dont le texte en caractères ordinaires eût couvert la page entière d’un journal, étaient concentrées par la mieroscopie dans un format de cinq centimètres carrés, que les pigeons voyageurs emportaient sous leurs ailes en dehors des lignes ennemies; arrivées à destination, ces dépêches étaient soumises au grossissement dans un appareil amplifiant pour rendre les caractères lisibles à l’œil nu.

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