IMPRESSION
ces tables ; elle encre et charge successivement les six presses en faisant tourner la table ; quand le tour est complet, elle reprend l’une après l’autre les feuilles qu’elle a placées dans chaque presse, et qui sont alors suffisamment imprégnées. Les épreuves sont enlevées des presses et placées à plat les unes à côté des autres sur une grande table où on les laisse sécher.
Nous représentons (fig. 76) l’une des tables circulaires et tournantes, munie des six presses servant à l’impression par le procédé Woodbury»
Lorsque la gélatine colorée qui forme l’image est parfaitement sèche, on l’insolubilise en immergeant chaque feuille dans un bain d’alun, et on donne à l’image le brillant du papier albuminé, en passant à la surface un large tampon en peau de chamois trempé dans du vernis à la gomme laque très-étendu d’alcool, puis on sèche rapidement sur un fourneau à gaz. Il n’y a plus alors qu’à monter sur bristol et à satiner entre des feuilles de zinc.
Le collage des épreuves photoglyptiques se fait différemment de celui que nous avons indiqué pour les images tirées parles sels d’argent.
La colle, très-claire, se fait avec de l’arrow-root délayé avec de l’eau bouillante contenant une petite quantité d’alun.
Une grande glace posée à plat sur l’établi est d’abord recouverte, avec un large pinceau, d’une couche mince de cette colle ; les épreuves, coupées à la dimension voulue, sont mises en paquets de cinquante environ, face en dessous, et encollées successivement au dos, puis placées en rang, face en dessus, sur la glace recouverte de colle, de façon à ce qu’elles se distendent en se ramollissant ; on les enlève alors successivement avec une pointe à couper pour les appliquer sur le bristol, auquel on les fait adhérer en plaçant sur le tout une feuille de papier buvard que l’on frotte largement avec la paume de la main.
Appliquées entre deux verres, dont l’un est dépoli, ces images, en feuilles non collées, forment de délicieux vitraux.
La gélatine colorée dont on se sert pour ce procédé est maintenue tiède dans un bain-marie chauffé à une température égale de 70 à 80 degrés centigrades. On peut non-seulement varier le ton, mais encore la vigueur de l’impression, selon que cette gélatine est plus ou moins chargée de couleur.
Le papier qui sert de support à l’épreuve doit recevoir un encollage particulier et être parfaitement satiné pour que la gélatine, restant à la surface, produise une image brillante possédant un grand relief.
Presse*papiers. — Nous croyons intéressant de faire