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CHAPITRE II

Manipulations du pliotograplie. — Nettoyage des glaces. — Gomment on él^end le collodion. — Mise au bain d'argent. — Exposition à la chambre noire. — Développement, fixage et vernissage.

Notre atelier et nos appareils sont prêts : arrivons à faire une photographie et décrivons les manipulations délicates et minutieuses qu'exige une bonne réussite.

i^ettoyage de la glace. — Nous avons à notre disposition dse glaces d'excellente qualité, exemptes de rayures, de bulles et parfaitement planes. Il est indispensable de les nettoyer avec le plus grand soin ; mais cette opération ne consiste pas, comme on pourrait le croire, en une simple friction à l'aide d'un linge, — elle est bien autrement minutieuse et délicate. — La glace est placée dans une petite presse à polir où un appareil à vis de bois la maintient solide, sans qu'on soit obligé de la toucher avec les doigts (fig. 18). — Le contact seul de la main, toujours un peu grasse, empêcherait phis tard l'adhérence du collodion. — On y saupoudre un peu de terre pourrie calcinée, que Ton hu-

LE CLICHÉ OU LE NÉGATIF, iOi

mecte d'alcool ; on la frotte avec la boue ainsi formée au moyen d'un tampon de flanelle. Quand la glace a été fortement frictionnée dans tous les sens on l'essuie avec du papier à filtre ou mieux un papier mousseline, d'une grande délicatesse, dit papier japonais. En hiver, il est bon de chauffer légèrement les glaces pour en enlever l'humidité. Nous ne saurions trop insister sur l'importance extrême du nettoyage des glaces ; si l'on ne prend

Fig. 18. — Presse à polir les glaces.

pas soin de l'exécuter avec le plus grand soin, le succès de l'opération est tout à fait compromis.

Le collodion, sa préparation — Le collodion CSt un

liquide transparent et épais, qui a la propriété de se soUdifier quand il reste exposé à l'air. 11 est formé d'une dissolution de pyroxyde ou coton-poudre dans un mélange d'alcool et d'éther. Quoiqu'il soit facile de se procurer du collodion de bonne qualité dans quelques bonnes maisons de produits pharmaceutiques, il ne nous semble pas inutile de donner le moyen de le fabriquer soi-même ^

* Voici d'abord comment on peut préparer soi-même le coton-poudre destiné à la confection du collodion : On mélange 1 partie en poids d'azotate de potasse (salpêtre) sec et pulvérisé avec 3 parties d'acide

102 OPÉRATIONS ET PUOGÈDÉS PIIOTOGR APfHQUES.

Ëtendag^e du coliodion. — Le collodion est obtenu, il est sensibilisé à l'aide de certains indurés et bromures ; nous l'avons sous notre main dans un flacon placé dans notre cabinet noir : nous voulons produire un cliché photographique.

La glace, que nous avons nettoyée avec le plus grand soin, doit être couverte d'une mince couche de collodion sensibilisé. Cette opération de l'étendage du collodion doit s'opérer avec délicatesse ; elle nécessite de l'habileté et de la pratique. — On prend la glace par un angle, entre le pouce et l'index ; on la maintient horizontale ; saisissant le flacon à collodion de l'autre

sulfurique concentré. On ne verse que peu à pou Pacide sulfurique dans la capsule de porcelaine où Ton a jeté auparavant le salpêtre. On mêle les deux substances avec une baguette de verre, de manière à former une sorte de bouillie bien homogène. On chauflb légèrement jusqu'à ce que la température du mélange mesurée à Paide d'un thermomètre à mercure soit de 60'^ centésimaux. On immerge à ce moment le coton dans le mélnnge, en le foulant et l'agitant, au moyen d'une spatule de verre, de façon à l'imbiber dans toutes ses parties ; on le laisse en contact avec l'acide sulfurique nitré, pendant deux heures consécutives, et on le lave à grande eau. — Il suffit ensuite de le faire sécher, et le coton-poudre est fabriqué. Il est nécessaire d'employer du coton de belle qualité, bien cardé, très fin et bien pur.

Pour s'assurer que le coton-poudre est bien préparé, on en enflamme une petite portion ; il doit brûler très rapidement, sans laisser de résidu noir.

Le coton-poudre, une fois acheté ou préparé, est jeté dans un mélange d'alcool ou d'éther, d'après les proportions suivantes :

Alcool à 40" 100 centimètres cubes.

Ether sulfurique à 5G" 160 — —

On peut dissoudre dans le liquide ainsi obtenu 5 grammes de cotonpoudre. — Celui-ci se dissoudra très bien si l'on a soin de le chauffer préalablement dans une étuve à 45° environ. — On verse d'abord l'alcool dans un flacon de verre, à large ouverture et bouclié à l'émeri. On y introduit le coton-poudre, on l'agite de manière à bien l'humecter; on verse ensuite l'éther et on secoue le flacon avec énergie, jusqu'à ce

mairi, on verse le liquide visqueux petit à petit, au milieu de la glace, en quantité suffisante pour que le volume étalé puisse couvrir la surface entière (fig. 19); par un mouvement de rotation très lent, on fait répandre le collodion sur tous les points de la glace, et on en renverse l'excès dans le flacon, en le faisant écouler par l'angle opposé à celui que l'on tient dans la main (fig. 20). Il faut avoir soin que le collodion ne repasse jamais sur les parties qu'il a déjà couvertes ; au lieu d'avoir une surface plane on aurait une viscosité irrégulière, où des proéminences nuiraient au développement de l'image. Les débutants, pour ne pas user inu-

que la dissolution soit opérée. Le liquide obtenu est visqueux, sirupeux ; il est utile de le laisser au repos pendant 48 heures et de le décanter ensuite dans un flacon bien sec et bien propre, où on le conservera jusqu'au moment où il devra être sensibilisé.

Pour sensibiliser le collodion, il faut y ajouter des agents chimiques qui, en se combinant avec l'azote d'argent, forment un enduit impressionnable à la lumière. Ces substances sont diverses; les iodures et les bromures sont les plus habituellement employés.

Voici une solution alcoolique recommandée par M. A. Liébert, pour sensibiliser le collodion :

lodure de potassium. 22 grammes.

Bromure dè potassium 8 —

lodure d'ammonium 18 —

Bromure d'ammonium 10 —

lodure de cadmium 20 —

Bromure de cadmium 10 —

lodure de zinc 12 —

Alcool à 40" 1 litre.

Les recettes varient, on peut le dire, à l'infini, et nous n'avons pas l'intention d'insister sur les formules, qui nous entraîneraient loin de notre but et donneraient à ce livre la forme d'un traité. Nous répétetons ici que les amateurs, et les photographes eux-mêmes ont l'habitude d'acheter chez de bons fabricants le collodion sensibilisé tout préparé. Les méthodes que nous donnons ont surtout en vue de faire comprendre au lecteur le mécanisme chimique de l'opération photographique.

tilement un liquide assez dispendieux, peuvent se faire

Fig. 20. — Deuxième position des mains.

ils donnent une consistance sirupeuse analogue à celle du collodion normal.

Quand l'étendage du collodion est terminé, on s'assure que la glace est bien couverte, dans toutes ses parties, d'une pellicule homogène, dépourvue de stries, de points et de taches ; si l'inspection ne laisse rien à désirer, si la couche visqueuse est uniforme, claire et transparente dans toutes ses parties, on la laisse sécher pendant quelques moments, et l'on se dispose à la plonger dans un bain d'argent.

Immersion clans le bain sensibilisateur. — Pour

plonger la glace dans le bain d'argent % il faut opérer

Fig. 21. — Immersion de la glace dans le bain d'argent.

avec précipitation, de manière que la couche collodionnée soit au même moment en contact avec le liquide dans toutes ses parties. On soulève la cuvette de ma-

* Le bain d'argent s'obtient en dissolvant 7 à 10 grammes de nitrate d argent dans de l'eau distillée, parfaitement pure et exempte de chlorures.

nière à faire couler le liquide dans sa partie inférieure, on y place la base de la glace que l'on fait tomber dans le bain, en même temps qu'on fait reprendre à celui-ci sa position horizontale (fig. 21). Cette opération se fait facilement en se servant d'un petit crochet (fig. 22) dont ne manquent pas de se munir les bons opérateurs. Il va sans dire que la mise au bain d'argent s'exécute dans le cabinet y noir, éclairé par l'intermédiaire d'un car- Fig.22.-Gro- ^^^au jaunc.

chetdeiamise Qj^ laissc séjoumer la dace dans le bain

au bain. o

pendant quelques secondes, jusqu'à ce que la surface collodionnée présente uniformément une teinte opaline translucide.

Quand cette opération est réussie, la glace est apte à être impressionnée par la lumière et à donner une image nette, régulière, dans d'excellentes conditions.

Exposition à la cbambre noire. — Il est bien difficile de déterminer à l'avance le temps de pose ; il ^^arie avec la puissance de l'instrument dont l'opérateur dispose, avec le degré de lumière, avec la qualité du collodion, la nature des couleurs à reproduire, etc. La pratique seule, l'habitude peuvent guider le photographe.

Une fois que la glace est sortie du bain d'argent, on la fixe dans le châssis qui s'adapte aux rainures de la chambre noire, on l'y place, après avoir bien pris son point, et l'on ôte le couvercle de l'objectif.

Dans un atelier de pose, le temps d'exposition à la lumière varie de 3 à 12 secondes. Pour les paysages, la glace doit être impressionnée après un espace de temps,

variable selon les produits que Ton emploie, la qualité des bains révélateurs, etc.

L'opérateur doit s'habituer à compter les secondes mentalement, afin d'éviter l'emploi toujours incommode de montres à secondes. Quand la glace sensibilisée a été impressionnée par la lumière, on referme le couvercle du châssis qui l'emprisonne, et on le porte au milieu de son enveloppe de bois dans le cabinet noir, où il s'agit de développer l'image.

Développement de l'imagée. — On retire la glace de son châssis, on la tient par un coin entre le pouce et l'index; à l'aide d'un verre à précipité, on y verse rapidement — afin de mouiller d'un seul coup la surface tout entière — le liquide révélateur, généralement formé d'une dissolution aqueuse de sulfate de fer, additionnée d'acide pyrogallique ou acétique^ (fig. 23). — Cette opération est très importante: elle s'exécute au-dessus d'un bassin ou d'une pierre d'évier. — - Quand le liquide révélateur est versé sur la glace,

* Le liquide révélateur pour les négatifs au collodion est formé d'une solution de sulfate de protoxyde de fer dans l'eau distillée. On a l'habitude d'y ajouter une petite quantité d'acide pyroligneux, légèrement additionnée de quelques gouttes d'alcool. Voici une formule d'un liquide révélateur :

Eau distillée 100 parties en poids.

Sulfate de protoxyde de 1er 20 — —

Acide acétique 8 — —

Alcool 4 — —

Il suffit souvent de préparer cette solution au moment même de l'opération, sans se donner la peine de peser les substances. On place dans un verre à pied quelques cristaux de sulfate de fer, que l'on dissout par l'agitation dans l'eau distillée. On y ajoute quelques gouttes d'acide acétique et d'alcool. Avec quelque habitude, on prépare en un instant le liquide voulu.

on maintient celle-ci dans une position horizontale afin que la solution s'y maintienne également répartie sur toute sa surface; on rejette le liquide dans le yerre à expérience, puis on le reverse sur la glace, et ainsi de suite à plusieurs reprises.

L'image se développe successivement, les lumières, les ombres, les demi-teintes apparaissent, l'image se révèle peu à peu. Seulement elle est négative, c'est-à-

Fig. 25. — Développement de l'image.

dire que les blancs du modèle ressortent en noir sur le verre, et inversement.

C'est pendant cette opération que l'on peut facilement s'apercevoir si le temps de pose a été suffisamment prolongé. Si le temps de pose a été trop court, les blancs apparaissent de suite sur le cliché en teintes noires comme de l'encre; dans les ombres et les noirs, la couche collodionnée reste opaline et ne varie pas. — S'il a été au contraire trop prolongé, la surface entière

se voile d'un nuage grisâtre, et l'image ne prend aucune netteté. — Dans l'un ou l'autre cas, il est indispensable de recommencer l'opération.

Quand le temps de pose a été bien calculé, la solution de fer versée sur le cliché le développe petit à petit, l'image surgit comme par enchantement, claire, pure, précise; les détails sont admirables de netteté; les clairs sont exempts de taches, et les noirs, au contraire, sont représentés par des nuances accusées, variant suivant Hntensité des ombres.

On connaît aujourd'hui un grand nombre de substances qui sont susceptibles de développer les images : le sulfate double de fer et d'ammoniaque, l'acide pyrogallique additionné d'acide formique, ont été recommandés par divers opérateurs.

Il arrive souvent qu'une épreuve négative est parfaitement réussie comme netteté, mais qu'elle manque d'intensité. Dans ce cas, on peut lui donner la vigueur propre à produire une bonne épreuve positive, au moyen du renforcement.

Renforcement. — La glace développée est lavée à grande eau ; on la couvre de nouveau d'une couche de solution révélatrice au sulfate de fer, additionnée d'une petite quantité de nitrate d'argent en dissolution (à 5 pour 100 d'eau). On peut encore se servir, comme liquide de renforcement, d'eau additionnée d'acide pyrogallique en dissolution dans l'alcool, et d'acide acétique.

L'opération du renforçage, comme celle du développement, est suivie par un lavage de la glace à grande eau. On ménage récoulement de l'eau pour éviter d'enlever la pellicule de collodion, mais on le prolonge un

110 orEIUTlOrs'S et ruOCÉDÉS niOlOGRAPllIOUES.

temps suffisant pour que la surface de la glace soit complètement dépouillée de toute trace de fer et des réactifs qui ont été employés.

Fixation du nég^atif. — Pour fixer le négatif, il faut le débarrasser de l'iodure d'argent dont il est encore couvert, et qui, n'ayant pas été impressionné par la lumière, noircirait au contact du jour.

L'hyposulfite de soude dissout l'iodure d'argent non impressionné.

Le cliché développé, lavé, est plongé dans une cuvette de porcelaine contenant une dissolution aqueuse d'hyposulfite de soude ; on l'y maintient jusqu'à ce que la couche jaune d'iodure d'argent se soit complètement dissipée. On soulève la glace de temps à autre à l'aide du crochet; on l'examine par transparence et à l'envers, jusqu'à ce que l'on n'aperçoive plus la plus légère trace de marques jaunâtres; on la lave ensuite à grande eau pour la débarrasser entièrement de la solution d'hyposulfite de soude qui en couvre la surface.

On peut remplacer ce dernier sel par le cyanure de potassium à 3 pour 100, qui exerce une action plus lente, mais peut-être plus vigoureuse, plus nette, en donnant une finesse particulière aux détails, un modelé remarquable aux demi-teintes.

Renforçag^e au Mchlorure de mercure. —Le cliché,

fixé et lavé, manque quelquefois de vigueur. Pour lui donner du ton, de la force, on y verse rapidement une dissolution de bichlorure de mercure, aiguisée d'acide chlorhydrique ^ Aussitôt, le cliché se fonce, et si on le

* Vingt grammes de bichloi ure de mercure sont d'abord dissous dans l'acide clilorhydrique et additionnés d'un litre d'eau.

regarde à Terivers, l'image apparaît comme un positif.

Ternissag^e de la glace. — Le cliché est terminé; il peut être exposé sans inconvénient à la lumière. Mais la pellicule de collodion qui le couvre est très peu stable; elle pourrait s'enlever au contact de l'ongle ou d'un corps dur : il faut la consolider, la rendre résistante, afin qu'il soit possible de la manier sans la rayer.

Pendant qu'elle est encore humide, on y verse un li-

Fig. 24. — Support à rainures pour les clichés.

quide sirupeux, formé d'une dissolution de gomme arabique dans l'eau (10 pour 100 environ). — La gomme sèche et protège le cliché suffisamment pour qu'il puisse donner un certain nombre d'épreuves sur papier.

Si toutefois on voulait garder un cHché pendant un temps de longue durée, on pourrait le couvrir d'un véritable vernis, formé de gomme-laque et de sandaraque dissous dans l'alcool. Ces vernis doivent s'étendre

comme le coUodion; une fois qu'ils sont étalés sur la glace, on les fait sécher à l'air libre.

Il est très commode, pour opérer ce séchage, d'employer un support à rainure, où les clichés sont maintenus verticaux, soutenus seulement sur leur tranche (fig. 24). On peut en placer un assez grand nombre les uns à côté des autres, sans craindre le contact accidentel d'un corps étranger. Pour transporter les clichés, on se

Fig. 25. — Boîte à rainures.

sert d'une boîte en bois, a rainures intérieures, qui maintiennent les glaces isolées les unes des autres (fig. 25). ^

Le cliché, verni et sec, est complètement protégé d'une détérioration accidentelle ; l'image de la chambre noire, développée, est fixée sur le verre; elle y adhère, mais elle donne un dessin négatif dont les noirs sont les blacs du modèle.

Nous allons voir comment nous obtiendrons le positif, répreuve définitive sur papier, mais il ne nous paraît pas inutile d'indiquer auparavant quelques caractères qui permettent de bien apprécier la valeur d'un cliché. Cette inspection n'est pas toujours facile ; tel cliché paraîtra excellent à des yeux peu experts, tandis qu'un opérateur habile y apercevra des défauts qui nuiront au tirage du positif.

Pour que le cliché soit dans les meilleures conditions, pour qu'il soit capable de fournir une bonne épreuve sur papier, il faut que les noirs du modèle, les draperies, les étoffes apparaissent avec une grande transparence. Les blancs du modèle, doivent au contraire se découper en véritables taches noires ou opaques.

En regardant un bon cliché par transparence on saisit en outre une nuance très appréciable, très sensible, entre les demi-teintes, une gradation bien définie dans les clairs-obscurs. Si dans cet examen on aperçoit des pointillés, des taches, des stries, si les moindres détails ne se montrent pas nets, purs, bien arrêtés, si les plus petits objets ne sont pas dessinés sur le fond du tableau avec une précision rigoureuse, il faut recommencer l'opération de l'impression lumineuse. Les défauts du cliché s'amplifieraient encore, en se reprodui sant sur le papier ; toute la besogne faite dans la suite serait inutile.

11 arrive souvent que l'exécutant cherche en vain la cause des imperfections d'un cliché qu'il aura exécuté avec tous les soins imaginables ; il est impossible d'énoncer à cet égard des règles fixes et déterminées. Mais

114 OPÉRATIONS ET PUOCRDÉS PIIOTOfiRAPlUQUES.

il est bon lie prévenir à l'avance le débutant, et de l'avertir que les accidents imprévus sont les véritables écueils qu'il rencontrera fréquemment sur sa route.

Le photographe, comme le chimiste, doit être patient, persévérant, doué de ténacité : les difficultés, loin de le décourager, doivent lui servir de stimulant; qu'il ne craigne pas de recommencer à plusieurs reprises Jes opérations défectueuses et de recourir sans cesse à ce grand maître que l'on nomme l'expérience.

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