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CHAPITRE V

I. — Essais des Appareils pour Instantanées et détermination de la vitesse d'un Obturateur

Lorsqu'on a fait l'acquisition d'un des objectifs décrits page 10, ou que l'on s'est adressé à un opticien en renom, on peut être presque certain que les lentilles donneront ce que l'on attend d'elles, garantie qui n'est pas fournie par les obturateurs mal construits. L'on fera l'expérience suivante : pour se rendre compte si un obturateur ébranle la chambre, on tournera la chambre noire vers une maison ou un grillage bien éclairé, on mettra soigneusement au point en utilisant même les diaphragmes n°2ou n°3; après exposition par le déclenchement de l'obturateur, la glace développée devra accuser des châssis de fenêtre et des barreaux absolument nets. Les mauvais obturateurs en ébranlant l'appareil ne donnent que des lignes doublées dans le sens horizontal ou vertical, quelquefois même déplacées dans tous les sens.

Si l'obturateur résiste à cette épreuve, on fera un autre essai pour examiner ses qualités lorsqu'il s'agira de photographier des objets en mouvement. On se placera à la fenêtre d'un premier ou d'un deuxième étage et l'objectif sera dirigé autant que possible dans l'axe de la rue. On mettra au point le second avant-plan en négligeant le tout premier; après exposition, l'obturateur devra donner d'une façon bien nette les objets en mouvement. Si les animaux ou les hommes en marche sont doublés, on pourra en conclure que la vitesse de l'obturateur est insuffisante et il faudra aviser au moyen de l'augmenter, car, dans la plupart des cas, une netteté aux seconds plans ne saurait contenter l'amateur. Si la

construction de l'obturateur permet de modifier sa vitesse, on augmentera celle-ci et l'on prendra plusieurs négatifs; on se rendra ainsi compte de la vitesse exigée. Il n'est pas recommandable d'exposer moins qu'il n'est absolument nécessaire.

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