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II. — Determination tle la vitesse des Obturateurs

Le temps qui s'écoule entre l'ouverture et la fermeture d'un obturateur doit être connu. On doit pouvoir donner le temps de pose exigé par le modèle à photographier , sinon il faudra s'abstenir de faire certaines instantanées si l'on ne peut déterminer la vitesse de l'obturateur.

Pour les obturateurs à vitesse variable, on fera bien de dresser des tables qui donneront la tension du ressort (1).

A cet effet on suivra notre méthode que voici (2) :

Un aide, placé dans une chambre obscure, tient en main, le bras tendu, un fil de magnésium incandescent, auquel il imprime un mouvement de rotation de façon à faire une évolution entière par seconde. L'opérateur compte également les secondes, et dès qu'il juge le mouvement uniforme et normal, il fait fonctionner l'obturateur. Au développement de la glace sensible, on obtiendra un segment de cercle absolument net et visible. On prend alors le diamètre du cercle décrit et on le rapporte sur le papier. On y trace le segment photographié et on cherche à l'aide d'un rapporteur gradué quelle fraction du cercle entier ce segment représente.

(1) L'obturateur Thury et Amey indique sur le barillet, renfermant le ressort, la vitesse obtenue en fraction de seconde.

|2) Publiée pour la première fo;s clans le llulleiin de l'Association belge de Photographie, 1S82, p. 585.

Nous allons détailler cette méthode par un exemple. On déterminera par exemple le diamètre A C, de la circonférence {/Ig. 18) sur le verre dépoli; p< i a v cela l'aide tiend ra à bras tendu deux points lumineux dans le même plan que celui du verre dépoli. Si alors on fait décrire au fil de magnésium la circonférence, on peut photographier le segment A B. Comme celui-ci forme la dixième partie du cercle décrit par le bras de l aide, on peut déterminer le temps de pose à 1/10 de seconde.

La précision de cette méthode est largement suffisante dans les cas ordinaires.

On a décrit encore d'autres appareils ingénieux, quoique plus compliqués, pour mesurer la vitesse d'un obturateur. Nous en décrirons les plus importants.

Une grande précision est donnée par l'appareil de M. A. Lonpk. Celui-ci [fig. 19) se compose d'une planchette de guillotine, sur laquelle est fixée un papier enfumé. En faisant vibrer un clin. nographe, portant le stylet, synchroniquement avec un diapason dont le mouvement est entretenu au moyen de l'électricité, et en laissant tomber la guillotine, le stylet vient enlever sur son parcours le noir de fumée. Connaissant le nombre de vibrations du diapason et comptant le nombre dë traits inscrits sur le papier, il est très simple d'en déduire la valeur du temps dépose Plus la

Calcul de la vitesse d'un obturateur.

chute est lente, plus

nombre de vibrations enregistrées sera grand. La figure I*.' nous montre le résultat d'un essai. Le stylel fait 100 vibrations à la seconde, 6 de ces vibrations se sont tracées pendant la chute de la guillotine, donc l'exposition aura été de G/100 de seconde. En réduisant l'ouverture de la guillotine, on

peut obtenir à la même vitesse une exposition de 2/100 de seconde.

La méthode du diapason, recommandée par le Dr Landy, est plus simple, touten donnant exactementles mêmes résultats. Comme on le sait, le diapason donne un nombre déterminé de vibrations à la seconde. L'intervention des appareils électriques si coûteuse n'est pas nécessaire. Pour la note C3, le diapason donne 256 vi-

Figure 19. - Ghromograpbe peur déterminer la vitesse d'un obturateur.

brations, pour G 384 et pour C4 512. En munissant l'une des fourches d'un de ces diapasons, que l'on rencontre dans tous les cabinets de physique, d'une petite pointe légère, et en faisant vibrer le diapason, celle-ci ira tracer sur un'papier ad hoc, le nombre de vibrations. Si ce papier enfumé se trouve fixé sur l'obturateur lui-même, la ligne en zig-zag formée sur la pointe, per-

mettra de calculer, tout comme dans l'expérience précédente, le temps de pose. La figure 20 montre la disposition de la guillotine

Figure 20. - Détermination de la vitesse d'un obturateur.

et du diapason. Supj osons que l'ouverture de l'appareil ait 8 centimètres et que la pointe, adaptée à un diapason qui donne

Figure 21. - Détermination de la vitesse d'un obturateur rotatif.

256 vibrations à la seconde, ait marqué 20 traits. Le temps de pose, donné par un obturateur à rotation, se détermine de la même façon que cela est indiqué dans la figure 21.

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