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II. — Photographie de trains en marche

Ceux qui commencent à faire de la photographie instantanée ambitionnent de saisir un train à grande vitesse. Ceci est pourtant une besogne ingrate, car si l'épreuve obtenue est nette, le train semble absolument au repos et l'affirmation seule du photographe, plus encore que le panache de vapeur qui voltige, garantit bien l'instantanéité de la pose. Malgré l'incrédulité qui accueillit les premières épreuves de trains lancés en pleine vitesse, plusieurs

photographes et amateurs continuent à en produire. MM. Marsh frères, en 1880, ont montré la photographie du •• Flying Scotchman » (un express anglais bien connu); M. Grassin, de Boulogne, exposa en 1883, à Bruxelles, " l'express de Calais ». M. Scolik, de Vienne, a fait toute une série de trains en marche à la station de Hütteldorf. Pour ceux que la chose intéresse, nous dirons qu'il est bon de placer l'appareil en un point élevé, par exemple sur un de ces ponts qui traversent les voies et que l'on rencontre dans presque toutes les gares principales. On tourne l'objectif vers le train qui se dirige dans ce sens.

Dans divers ouvrages, on soutient la possibilité de photographier, d'un train en marche, le paysage qui défile. La chose n'est pas impossible, car la vitesse du train le plus rapide n'est pas assez considérable pour déplacer, sur le verre dépoli, pendant une pose aussi courte, les contours des objets qui se trouvent à une certaine distance. Il est certain que la plus grande chance d'insuccès est amenée par les trépidations violentes et constantes du plancher du wagon.

III. — Le vélocipède comme moyen de support de la chambre noire.

Beaucoup de photographes et amateurs anglais se servent du tricycle comme moyen de locomotion dans leurs excursions. Ce véhicule est entré tout h fait dans les mœurs anglaises où on lui a donné des applications pratiques; il se prête assez bien à porter le bagage photographique. Nous le considérons plutôt comme un auxiliaire utile dans les excursions ou les voyages du photographe que comme un instrument devant servir aux opérations photographiques elles-mêmes, en station. Parmi les nombreuses constructions lancées dans le commerce, la meilleure pour cette destina-

Rolary, de MM. Rudge et (X La chambre noire se fixe sur le

tricycle au moyen d'une genouillère, à moins que l'on ne préfère emporter avec soi le trépied ordinaire. Chambre, pied et accessoires doivent former un bagage peu encombrant La figure 62

Figure 62. - Chambre fixée sur la grande roue du tricycle.

montre une autre disposition adoptée par beaucoup d'amateurs photocyclistes : l'appareil photographique se fixe directement sur la giande roue, où il se trouve perché assez haut.

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