Identification d'une photographie avec un détenu
La question se pose de la même façon, mais ■ d'une manière plus simple lorsqu'il s'agit de comparer et d'affirmer l'identité entre une photographie et un sujet inculpé ou condamné que l'on a sous les yeux.
On lui fera prendre la pose représentée sur l'épreuve examinée et l'on coUationnera l'équivalence des lignes. La réponse généralement sautera aux yeux. Seules, les photographies commerciales trop anciennes et très retouchées, où l'oreille est en partie cachée par la chevelure, présenteront quelques difficultés.
32 CHAPITRE n.
Les remarques et les procédés pour la recherche des marques particulières sur l'épreuve et sur le cliché sont les mêmes que celles indiquées précédemment. La présence du sujet facilitera grandement cet examen. En cas de doute, il faut se garder de l'exprimer devant la personne suspectée; mais affecter au contraire une assurance complète, et puis brusquement lui mettre sous les yeux l'image douteuse. Règle sans exception : si cette photographie est la sienne, il ne pourra s'empêcher de la regarder longuement, pour en faire ressortir les éléments de dissemblance. Si ce n'est pas la sienne, si vous avez failli être la victime d'une fausse ressemblance, votre sujet qui sait à quoi s'en tenir là-dessus, n'aura que faire, pour discuter votre erreur, d'examiner cette photographie avec soin. Un coup d'œil sufflra pour le convaincre de la confusion.
Ce sont là des procédés empiriques oii la science n'a rien à faire. En absence de marques particu- ^ culières ou de signes indiscutables d'identité, l'examen, de même que pour le cas mentionné plus haut, ne peut conclure qu'à la ressemblance ou à la dissemblance.
Là encore ce sont les portraits de face, où l'inculpé se reconnaît le mieux, qui ont le plus d'influence sur lui pour l'amener dans la voie des aveux.
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