‹ La Photographie judiciaire, avec un appendice sur la classification et l'identification anthropométriquesChapitre 3 sur 50 · PLANCHE II · texte numérisé non relu

PLANCHE II

PHOTO GI v A PU I K IIDIGI \ I 11 K OU M Ù MK X .

: ;.iSK DISSIMULANT SOtiS .UjN VAUX'

U)ÏS ltli SA DEUXIÈME A UE ES T A T l O N.

Page

EXÉCUTION D’UN PORTRAIT JUDICIAIRE. l5

Le négociant qui cherche à écouler sa marchandise, comme l’acheteur qui débat les conditions du marché à intervenir, attache avec raison autant d’importance à la mimique de son interlocuteur qu’aux phrases conventionnelles et routinières qu’ils échangent entre eux.

D’un autre côté, nous entendons et nous comprenons d’autant mieux que notre ouïe est aidée par la vue du mouvement des lèvres et par l’interprétation des gestes.

Aussi, quand on nous présente une photographie, c’est à l’expression physionomique que nous nous attachons. Si nous ne retrouvons pas celle dont nous avons conservé souvenir, si en place de celle que nous cherchons il s’en présente une autre, nous déclarons que la ressemblance n’y est pas.

Les différences de deux photographies du même individu prises à quelques mois seulement d’intervalle arrivent quelquefois à être si considérables qu’elles conduiraient à faire renier l’identité.

Voici comme exemple l’exacte reproduction en phototypie de deux clichés d’un jeune détenu photographié à six mois d’intervalle dans le même atelier, à la même heure de la journée, avec le même appareil (PI. 1 et 11).

Que serait-ce si nous faisions intervenir les changements énormes amenés dans le physique d’un individu par une existence entière passée soitentre les murs d’une prison, soit dans des lieux de débauche !

Page 1