CHAPITRE IV
trois pièces K, L, M, qui se trouvent être les moins bien éclairées.
La dernière, M, très exiguë, renferme la source lumineuse chargée d’impressionner les papiers sensibles : c’est un bec de gaz du plus fort calibre, muni d’un réflecteur. Quant à la seconde, L, elle est exclusivement réservée au chargement et déchargement des châssis à clichés. La cloison qui sépare ces deux pièces est percée de plusieurs ouvertures rectangulaires, V 1 , V 2 , V 3 , dont les dimensions correspondent exactement aux formats de châssis usités en Photographie. Ces baies sont fermées d’ordinaire par des châssis-trappes qui montent et retombent au moyen d’une pédale et qui sont munies d’une ouverture garnie de verre rouge. Il devient donc possible de charger et de décharger les papiers sensibles sous le couvert de la lumière rouge émanée de la première pièce.
Pour l’impression lumineuse du papier, il suffît de juxtaposer le châssis chargé sur l’ouverture de la baie, où il s’adapte exactement, et de pousser sur la pédale ( fig. 5 ). L’occlusion de la baie ainsi produite est assez complète pour qu’aucune lumière blanche ne puisse pénétrer dans la deuxième pièce pendant le temps de pose, si toutefois on a soin de ne retirer le cliché qu’après la descente de la trappe.Dans ces conditions, trois employés peuvent travailler côte à côte et simultanément : le premier à charger les clichés, le second à l’impression lumi-
Trappe spéciale pour l’impression des papiers positifs' au gélatinobromure d’argent.
ise et le troisième au déchargement des cliché:
qu’il repasse au premier,- et ainsi de suite. Les papiers, une fois impressionnés, sont accumulés dans une boîte et portés par paquets d’une vingtaine dans la pièce K, où ils sont révélés à l’oxalate de fer par un ou plusieurs opérateurs, et finalement envovés dans les laboratoires ordinaires, où ils sont fixés, lavés, imbibés d’alcool et séchés à l’étuve.
Pour éviter les taches qu’occasionne immanquablement la présence d’une parcelle d’hyposulfite de soude dans les bains de développement à l’oxalate de fer, les opérations de fixage doivent être conduites par une personne autre que celle chargée du développement.
Le foyer lumineux étant toujours de la même intensité et sa distanceà la trappe restant invariable, le temps de pose est rigoureusement pareil pour tons les clichés du même ton. Aussi, à l’exception de la confection des trois ou quatre clichés initiaux et de la préparation des bains chimiques, il n’est aucune des opérations que nous venons d’indiquer qui nécessite l’intervention d’un photographe expérimenté, et l’on comprend qu’il devienne possible, en détachant en supplément quelques agents ordinaires, d’atteindre en quelques heures un chiffre formidable d’épreuves.
Les trois laboratoires ont été rend us indépendants les uns des autres et communiquent directement avec l’atelier de pose au moyen de couloirs intérieurs R', TV 7 , R w , qui restent toujours ouverts. Les