CHAPITRE I. — INSTALLATION ET MATÉRIEL
L’estrade que nous employons à la Salpétrière peut se dédoubler et occuper alors toute la largeur de l’atelier : ce dispositif nous sert, par exemple, lorsque nous voulons prendre un malade en marche : celui-ci peut faire ainsi quelques pas, ce qui est suffisant dans la majorité des cas.
Il sera nécessaire d’avoir un appui-tête solidement établi, bien que l'usage de cet instrument qui donne des poses trop raides et trop peu naturelles ne nous paraisse pas à recommander dans la pratique de la Photographie médicale.
En effet, la rapidité des procédés actuels rend de moins en
moins nécessaire l’usage de cet accessoire si employé dans la photographie courante. Néanmoins il faudra s’en servir lorsque le
malade ne peut garder l'immobilité et que le manque de lumière
ne permet pas de faire une épreuve instantanée. Il en sera de même lorsque l’on opèrera de très près et que l’on voudra faire à grande échelle la tête ou quelques parties de celle-ci : les yeux, la bouche, le nez ou les oreilles. La grande dimension de l’image, dans ce cas particulier, nécessite des poses plus longues que d’habitude, et, d'autre part, l’immobilité complète du sujet est encore plus indispensable : cependant toutes les fois que la position, l’attitude du malade seront caractéristiques, il faudra proscrire d’une manière absolue l'emploi de l’appui-tête.
En dernier lieu, dans certains cas, nous nous servons d’une potence en fer qui est destinée à suspendre les malades qui ne peuvent ni marcher, ni se tenir debout. Cette potence mobile sur un axe se rabat en temps ordinaire le long du mur de l'atelier. Le malade est soutenu au moyen d’un appareil de suspension qui le maintient par les bras et la tête; cet appareil est du même genre que celui qui sert pour la Méthode de la suspension.
En général, il faudra donner aux parties non vitrées de l'atelier une peinture favorable aux travaux que l’on doit y effectuer. On emploiera un ton soit bleu, soit gris clair, De cette manière, grâce aux réflexions qui se produisent, on obtiendra des éclairages plus harmonieux, sans trop grandes oppositions entre les lumières et les ombres. Si cela n’est pas suffisant, en emploiera des écrans réflecteurs, soit en toile blanche, soit en carton de même couleur.
On peut également se servir d’une sorte d’entonnoir en fer-blanc,
dont la concavité brillante éclairera les parties du modèle placées
à contre-jour. Nous avons vu employer ce réflecteur avec le plus à 2 à Sratenr > 111: D A
grand succès par un habile opérateur, M. Bouillaud (de Mâcon).