‹ La photographie médicaleChapitre 9 sur 112 · RE — -# = - ÉD ET ES SR · texte numérisé non relu

RE — -# = - ÉD ET ES SR

couchés ou qui sont dans l’état de crise. Ce lit est également recouvert de noir, car, comme nous opérons sur le nu, les chairs se détachent mieux que sur des draps blancs. On peut employer également avec succès, au lieu d’une étoffe noire, une étoffe gris foncé, qui serait même préférable à notre avis; mais il faut proscrire absolument le blanc.

Devant le lit, nous pouvons placer d’autres fonds qui servent pour les opérations courantes. Ces fonds s’enroulent sur des tambours placés à la partie supérieure de l’atelier. On descend l’un ou l’autre, suivant les cas. Nous avons trois fonds, l’un noir, l’autre gris moyen et le dernier gris très clair. Ils servent suivant la nature du modèle. Ainsi le nu vient très bien sur le fond noir et sur le gris foncé, beaucoup moins bien sur le gris clair.

Un malade habillé viendra mal sur le fond noir, il viendra mieux soit sur legris foncé, soit sur le gris clair. Ce dernier servira surtout lorsque l’on voudra voir les objets reproduits se détacher sur un fond très clair.

Si l’on ne veut avoir qu’un seul fond, c’est au gris foncé qu'il faudra donner la préférence; sur ce fond, en effet, les ombres et les lumières se détachent également bien.

Le côté vitré de l’atelier et le toit doivent être garnis de rideaux bleus ou blancs, coulissant à volonté. Quoique, au point de vue documentaire, il ne puisse être question de réaliser les jeux savants de lumière que certains photographes obtiennent au moyen des rideaux, il faut pouvoir cependant guider la lumière sur le modèle, de façon à bien faire ressortir ce que l’on doit voir. On se trouvera, en effet, parfois en face de certains détails très délicats, que l’on ne parviendra à bien reproduire que par un habile jeu de lumière. Inversement, une lumière trop crue, trop uniforme, atténuera des détails qui disparaîtront plus ou moins sur l’épreuve définitive. L'étude du maniement de la lumière devra être faite avec le plus grand soin; peu à peu, on connaîtra son atelier et l’on obtiendra rapidement les effets cherchés.

Le soubassement du vitrage de l'atelier ne devra pas être trop élevé, afin que les modèles soient éclairés jusqu'aux pieds. Il est d’ailleurs très facile de placer le malade sur une petite estrade qui le soulève du sol.

Page 1